Mercredi : réparation des masques.

Nathalie

À force de répéter et de manipuler les pendus, parfois l’élastique lâche et le masque tombe, ou bien je les cogne contre une chaise. Enfin bref, la peinture s’écaille, l’enduit lâche… Il faut alors les mettre en réparation.
Aujourd’hui, j’ai donc retroussé mes manches : ponçage, enduit, ponçage de nouveau, peinture blanche puis peinture de couleur afin que les pendus retrouvent leur éclat.
Réparations avant la nouvelle couche de peinture

Compte-rendu de lecture des élèves.

Nathalie

Afin de plonger les élèves dans « Jean-Sans-Peur », les enseignants leur ont lu en classe quatre versions du conte. Ainsi, ils ont pu se faire une idée des variantes possibles et des choix à faire lorsque l’on travaille sur un conte-type.

Voici quelques uns des commentaires des différentes classes :
À propos de la version d’Italo Calvino : « Jeannot qui n’a pas froid aux yeux« 
Version un peu molle et trop courte. Les choses vont trop vite.
Le héros a mauvais caractère, il manque d’étoffe.
Jeannot n’est pas un prénom pour quelqu’un qui n’a peur de rien.
Point fort : le géant en pièces détachées.
La fin n’a pas été très appréciée : il meurt à cause de son ombre.

À propos d’une des versions bourguignonne : « Guillaume-Sans-Peur »
Élément non apprécié : le fait que Guillaume tue son frère. La mère réagit bizarrement ; elle n’a pas de chagrin et protège Guillaume.
Présence des pendus et des démons appréciée ; cependant, les démons étaient un peu trop gentils.
Dommage que Guillaume ne parvienne pas à connaître la peur et à se marier.
À propos d’une version d’Henri Gougaud : « Jean-Sans-Peur »
Bonne idée pour le gâteau découpé et la peur donnée à Jean, mais cela aurait peut-être été mieux que Jean parvienne à avoir peur avec le diable plutôt qu’avec le roi.
Le diable n’est pas assez méchant, au contraire, il paraît peureux, ce qui est bizarre !
Bonhomme puzzle : très bonne idée.
Jean est rusé, il a pris le diable à son propre piège, mais celui-ci est un peu trop facile à berner.
 
À propos de la version des frères Grimm : « Celui qui s’en alla apprendre le tremblement »
C’est la version la plus développée et la plus amusante. Conte très apprécié.
Ce qui a beaucoup plu : le jeu de quilles avec les têtes de morts et les os ainsi que l’homme/diable qui tombe en morceaux de la cheminée et se reconstitue.
Ils ont aimé le fait que Jean joue (littéralement) avec la mort.
Par contre, fin décevante, un peu bizarre, mais c’est la plus comique de toutes les versions.

Dimanche : lecture

Dimanche 19 février 2012

Nathalie

J’ai commencé la lecture d’un livre de Jacques Lecoq : « Le corps poétique, un enseignement de la création théâtrale », aux éditions Actes Sud Papier.
J’ai noté quelques extraits qui sont en échos avec mon projet de présentation des extraits de « Jean sans peur » aux élèves afin de m’aider à consolider le conte  :
« La critique que l’on émet sur le travail n’est pas une critique du bien ou du mal, c’est une critique du juste, du trop long, du trop court, de l’intéressant, du pas intéressant. […] Ne nous intéresse que ce qui est juste : une dimension artistique, une émotion, un angle, un rapport de couleur […]. Chacun peut ressentir cela et le public sait parfaitement quand c’est juste. » 
P. 31
 » Une grosse erreur est une catastrophe, une petite erreur est essentielle pour permettre de mieux exister. Sans erreur, il n’y pas plus de mouvement. C’est la mort ! » 
P. 32
« Les élèves sont souvent contradictoires. Il faut à la fois les entendre et ne pas trop les écouter. Il faut aussi s’opposer, se battre pour les emmener dans un espace poétique véritable. Cette dimension est parfois difficile à atteindre. A leur manque d’imagination il faut répondre par le fantastique, par la beauté, par la folie de la beauté. » 
P. 34