Espéranza – Résidence à Animakt

Après une semaine au vert en Bourgogne, j’ai retrouvé avec plaisir la ville de Saulx-les-Chartreux pour une résidence  à Animakt, très beau lieu d’accueil et de création.

Au frais dans la salle de la Barakt, j’ai pu poser la première pierre d’Espéranza grâce à l’accompagnement bienveillant et exigeant de Julie Dufils et Solène Niess.

 

La plasticienne Léonie Le Bas avait tout juste fini le prototype de la “bâche-monde” ; j’ai pu commencer à explorer ses possibilités avec la Femme Mémoire.

Photo : Stéfan MEYER

Jeudi après-midi, la classe de CM2 de Mélanie est venue voir le travail en cours, clin d’oeil aux ateliers de l’année dernière.
La présentation de cette première pierre fut l’occasion d’échanger avec la classe ainsi qu’avec  le public présent à Animakt lors du déjeuner partagé.

Le chemin commence tout juste, il sera long mais en bonne compagnie il sera beau, j’en suis sûre !! Suite l’année prochaine à Palaiseau, puisqu’Espéranza sera en résidence à la Fabrique Culturelle de septembre 2022 à juin 2023 !!

Merci à Sylvie Mombo pour les photos lors de l’échange.

Espéranza – Residence Sisters

Ça y est, c’est parti !!! Suite au Labo de la Maison du Conte, un nouveau spectacle est en gestation : “Espéranza”. Début mai, je suis allée en Bourgogne pour une première résidence d’écriture où je retrouvais ma soeur, Anne-Laure Bondoux, en pleine écriture de son prochain roman jeunesse.

Nous avons travaillé chacune à notre rythme devant nos ordinateurs, échangé sur nos sujets de création de manière informelle (parfois dès le petit déjeuner, ou bien à la nuit tombée en regardant les chauves souris passer devant la fenêtre) tout en nous gardant des temps de respiration : la Bourgogne est si belle !!

Cette semaine m’a permis de préparer la suivante où je retrouvais Julie Dufils et Solène Niess, mes comparses du Labo, pour une semaine de résidence à Animakt.

Contes du ventre rond à Palaiseau

Samedi 9 avril 2022, je suis allée conter à la médiathèque Georges Sand dans le cadre du festival jeune public de Paris Saclay : “A table et vous”. Quel plaisir de conter dans sa ville d’adoption !!! Le public était au rendez-vous et je me suis régalée.

 

Pour la première fois, le mes jeunes auditeurs et auditrices sont venus spontanément m’aider à remettre ma “lourde” boîte de la Grosse fraise dans mon coffre à histoires. Stéfan Meyer était là pour capturer cet instant drôle et surprenant !!

 

 

 

 

 

 

Après avoir dévoré le goûter, le petit déjeuner et le  dessert, public était encore affamé. J’ai donc servi avec grand plaisir mon plat bonus : la boîte virtuelle ! Que du bonheur.  Merci à Véronique pour son accueil, son sourire et les contes qu’elle offre avec générosité au public de la médiathèque.

 

Habiter chez soi, habiter le monde – Fin de résidence à Saulx les Chartreux

J’ai beaucoup apprécié les voyages que nous avons réalisés entre femmes deux samedi matin en partance de la médiathèque de Saulx pour la forêt, la cité et ses HLM, la grande maison et même pour visiter un cube !!!!

Nous avons également voyagé dans l’ enfance de chacune avec les textes sur les cicatrices. Finalement l’idée d’avoir choisi ces textes pour qu’ils soient lus et partagés à la soirée du samedi 26 Mars me semble vraiment judicieux, parce que ces textes sont «  vrais »et cela le public l’a ressenti. Nous avons fait un partage d’instants de vie et cela était comme un trait d’union.

Donc un grand merci pour cette expérience qui se prolongera avec d’autres sujets d’écriture  d’autres voyages, d’autres partages, et de belles rencontres en perspective.

Elisabeth Pidoux


Photo : Stéfan Meyer

Habiter chez soi, habiter le monde – Fin de résidence à Saulx les Chartreux

Pour Nathalie en référence à la chanson Nathalie de Gilbert Bécaud

Nathalie, notre guide

Tu n’es pas à Moscou mais à Saulx les Chartreux
Ce n’est pas l’hiver mais le frémissement du printemps
Tu n’as pas les cheveux blonds mais une toison argentée
Tu ne n’extasies pas devant la révolution d’octobre mais sur le bruit des chariots de fraise
Tu  ne parles pas en phrases sobres mais en mots colorés et plein d’humanités
Tu nous a bien guidé dans cette visite de nos maisons et de nos corps.

Pour Sophie en référence aux malheurs de Sophie

Les bonheurs de Sophie

Nous avons été sages devant la comtesse des mots
Nous avons été créatives grâce à la fée de l’inspiration
Nous avons lu nos textes comme des petites filles modèles

Poème de Dominique Pipard Thavez et photo de Stéfan Meyer

Habiter chez soi, habiter le monde – Fin de résidence à Saulx les Chartreux

Le samedi 26 mars 2022, mon année de résidence à Saulx les Chartreux a prit fin. Petit retour sous forme de témoignages de spectatrices, accompagnés des photos de Stéfan Meyer :

“J’ai beaucoup apprécié cette restitution vivante et trouvé très judicieuse la mise en scène par quartier. Ce que j’ai aimé c’est que les voix venaient de chaque quartier et que l’ensemble formait un tout. Et toi au milieu, comme sur la place du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il se trouve que je suis sensible aux histoires des gens, des villages alors bien sûr, j’ai aimé les histoires de Félicie et du monsieur qui prend sa retraite et s’ennuie et déménage.

Et la façon dont Félicie est devenue personnage de conte  et est retournée à la réalité. On ne connaît pas tout de ses voisins ! tu as su leur donner vie et humanité. La réel dans le conte et l’inverse. Génial.”           Sophie Olivier

La soirée s’est déroulée comme une balade dans la ville, à la découverte de l’histoire de Félicie, de Pagène, des textes des unes et des autres, au son du violon de Sophie David et des voix du trio vocal mené par Linda Camilotti.

 

Bravo pour ce soir à toute la bande !  C’était super, quelle idée, quelle générosité. Et puis ça m’a fait revenir un tas de souvenirs… J’ai revu le jardin magique de mon enfance, les vergers et les rangs de poireaux, le soleil à travers les lilas, la grive et sa pierre pour casser les escargots, mon noisetier dont mes petits pieds connaissaient par cœur tous les passages et que j’aurais pu escalader en pleine nuit, la cave sombre et fraîche, les mystérieux craquements du feu  et les portes de l’armoire à notaire qui s’ouvrent toutes d’un coup quand le meuble a trop chaud, si près de la cheminée…
Et tout ça me revient en écoutant vos histoires si belles, si réelles, même celles qui sont un peu arrangées… Et avec ta voix et celles des raconteuses chanteuses, le violon de Sophie qui parle, qui discute, qui répond…. Oui, j’ai adoré !!”    Eva Chevaleyre

Merci à Laëtitia Rojas d’avoir rêvé à la médiathèque parlante pour qu’elle devienne réalité. Nathalie Bondoux

Quand les rêves débarquent à Bezons et à Pontoise

En ce moment,  les rêves ont du mal à se faire une place parmi nous…

Pourtant nous en avons tous bien besoin ! Heureusement,  les rêves recueillis depuis plusieurs années ont pu se faufiler dans les oreilles des jeunes  bezonais et bezonaises le 5 mars et dans celles des  pontoisiens et pontoisiennes le 12 mars.

Installée dans un coin tranquille de la médiathèque, chacune et chacun a pu choisir une bulle contenant un rêve, parfois deux ou trois. Certain.es ont raconté un cauchemar, que nous avons pu faire partir loin, loin, loin !

Une fois les rêves offerts puis recueillis et les cauchemars partis, tout le monde a pu s’installer dans la salle de spectacle en compagnie de Luna, Ed, la Toute Folle et Serpent Rêve.

A Bezons :

Puis dans  la cave voûtée de Pontoise :

  

Un grand merci à Delphine et à Isabelle pour leurs photos ainsi qu’aux rêveuses et rêveurs de Bezons et de Pontoise de m’avoir offert leurs rêves.
Nathalie

Une odyssée de Pénélope à Ulysse en Bourgogne

Juste après la Corse, c’est en Bourgogne, près du Mont Beuvray, que Pénélope et Ulysse se sont retrouvés, très exactement à la Maison du Beuvray.

Après avoir côtoyer pendant 6 ans  Pénélope, Ulysse, ses compagnons, les dieux de l’Olympe, Télémaque et les îles de la méditerranée en compagnie d’Olivia Machon et d’Emmanuelle Trazic, j’ai eu besoin de me poser et de digérer cette belle odyssée, menée toutes voiles dehors. Il y a un an, j’ai enfin décide reprendre la mer, seule.

Pendant le voyage, qui a duré 1 heure ce soir-là, Olivia et Emmanuelle n’étaient pas loin, surtout lorsque  je me suis aventurée sur l’île du Cyclope ou que Poséidon s”est amusé à détourner le navire d’Ulysse de son chemin.

A chaque fois que je plonge dans cette “Odyssée de Pénélope à Ulysse”, je me laisse porter par les épisodes qui viennent à moi, en fonction du lieu, du public et de ce que je porte ce soir-là.

Les quelques jours passés en Corse en compagnie d’Olivia, d’Ulysse, de Polytès mais aussi de la méditerranée, du vent, du ciel, du soleil et des montagnes étaient bien présents et ce fut un vrai plaisir.

Merci à Fanfie pour les photos, Nathalie Bondoux.

Ulysse au gré des vents en Corse !

Ne voulant pas tenter Poséidon et c’est par la voie des airs que nous avons rejoint l’île de beauté pour y conter le voyage d’Ulysse et de ses compagnons. Ce samedi 26 février, tout est calme dans la médiathèque l’Animu. La salle s’est remplie au fur et à mesure si bien que le bateau était plein lorsque nous avons largué les amarres, avec à notre bord, une journaliste de Portivechju :

” Les jeux scéniques de la comédienne Olivia Machon et de la conteuse Nathalie Bondoux, ont entraîné tour à tour le public sur le bateau d’Ulysse et sur les îles, les faisant même mimer ensemble les gestes pour ramer vigoureusement pendant la tempête et aussi tirer au sort le nom de la prochaine escale.

Olivia et Nathalie, passionnées de mythologie ont imaginé entièrement cette interprétation il y a quelques années et y mêlent aussi des parties improvisées, selon le public présent. Elles ont même poussé le détail jusqu’à chanter en langue grecque. Le jeu de la conteuse habitée par le personnage d’Ulysse, ses intonations, ses attitudes corporelles, étaient en totale symbiose avec la comédienne qui interprétait le marin Polytès, celle-ci apportant un peu d’humour et de légèreté.”

Il est vrai que Poséidon était en forme et que le voyage a été quelque peu bousculé… Tout a commencé tranquillement, par les Sirènes, puis Lotophages, jusqu’ici tout allait bien, pas de perte à déplorer. Mais quand nous avons débarqué chez les Lestrygons ça a commencé à se corser… De Charybde en Scylla en passant par le Cyclope, nous avons fini aux enfers, sauf Ulysse bien sûr qui s’en sort toujours !!