Le laboratoire des rêves

Affiche réalisée par Magali

Aujourd’hui, toujours dans le cadre de la création de “Serpent Rêves et autres contes”, a commencé le Laboratoire des rêves aux centres de loisirs des Olympiades et Baudricourt.

Mais qu’est-ce donc que ce laboratoire ? Un lieu où nous allons nous mettre en quête de nos rêves, comme dans la dernière histoire du spectacle. Comment ? En cherchant, en essayant, en ratant et en essayant encore : ce n’est pas facile d’aller à la recherche de ses rêves !

Mais d’abord, ça sert à quoi de rêver ? Chacun peut répondre à la question, en ce qui me concerne, les rêves m’aident à vivre, sans eux, la vie serait trop grise et trop triste. Pour moi, rêver est indispensable, comme le fait de respirer.

Comment fait-on pour rêver et de quoi a-t-on besoin ? Tout d’abord un lieu tranquille où nous nous sommes retrouvés, les 14 enfants, les 3 animatrices et moi. Ensuite une histoire à entendre et à vivre, comme celle que j’ai conté. Puis, se faire du bien avec des massages.

Sans oublier quelques petits objets qui peuvent nous aider à nous sentir bien, comme des animaux-rêves ou des cailloux tout doux.

Pour terminer, nous avons fini allongés en écoutant le cœur de la Terre résonner grâce au bol tibétain. Nous nous retrouvons à la fin du mois, d’ici-là que les rêves nous portent.

 

Nathalie

Un temps pour rêver en classe ?

Vendredi, j’ai retrouvé les élèves, les enseignantes et les bibliothécaires de Montigny-le-Bretonneux et de Trappes pour un temps partagé entre calme et activité, lenteur et vitesse, sans oublier le temps de l’écoute.
Le temps du calme et de la tranquillité avec les élèves de l’école des Iris,
puis vient le temps de l’action.
Pour finir, le temps de l’écoute avec les élèves de l’école JB Clément.
Quand je travaille un conte, je passe par plusieurs phases : tout d’abord la découverte de l’histoire avec les images fortes qui vont me rester et m’accompagner tout au long du processus de maturation, qu’est la deuxième phase. Une fois que le conte s’est déposé en moi, la troisième phase commence : celle de l’élaboration, de la reformulation. Ce ne sont plus les mots du livre qui vont venir mais ceux de lhistoire qui a fait son chemin en moi
Je navigue donc entre plusieurs temps : celui du calme, de la lenteur (lecture du conte, accueil des images, rêveries autour de l’histoire) puis, celui de l’action avec la découverte des personnages ; comment bougent-ils ? Comment parlent-ils ?… Pour finir par le temps où je conte l’histoire devant le public.  
Ce sont ces différents temps, dont nous avons tous besoin, que je souhaite faire goûter aux participants de ce projet.

Merci à Annie et Juliette pour les photos. 

Le lièvre et la tortue

 
Demain je rencontre pour la première fois la classe de CE2 de l’école des Iris à, Montigny-le-Bretonneux et la classe de CP de l’école Jean Baptiste Clément, à Trappes.
Demain je vais faire ma première esquisse du “Lièvre et la tortue”. 
Cet été et tout le long du mois de septembre j’ai lu, rêvé, regardé comment le lièvre et la tortue se déplaçaient. J’ai écrit sur mon carnet, dessiné le chemin du conte, marmonné l’histoire, je l’ai essayée pour l’apprivoiser un peu…
Demain, je me lance face à un public !
Demain je passe du rêve à l’oralité…

Le coin du beau

« L’éducation la plus efficace, 
c’est que l’enfant joue au milieu des belles choses. »
      
 Platon

D’aussi loin que je me souviennes, il y a toujours eu de drôles de choses chez mes parents : pierres, bibelots, carapaces d’insectes, écorces, livres ouverts sur des reproductions de tableaux… 
Ces “choses” étaient étranges parce qu’elles ne faisaient pas partie de mon univers d’enfant. Parfois, souvent, ces “choses” me faisaient peur et pourtant, je pouvais passer des heures à les regarder.
Je me souviens d’un bibelot qui attirait souvent mon regard : c’était un vieil homme avec un drôle de sourire, s’appuyant sur un bâton et tenant un fruit dans sa main. Ce vieux bonhomme taillé dans de la corne, je pouvais le prendre dans la main et me raconter des dizaines d’histoires.
Mes parents sont toujours entourés de ces “drôles de belles choses” et ils m’ont transmis cet étrange virus, si bien que tout autour de moi, j’ai toujours des dizaines d’histoires prêtes à surgir d’une pierre, d’une plume, d’un drôle de petit bonhomme…

Seulement une tâche sur le mur ?

J’avoue, cet été, je ne fais pas que rêver, lézarder, paresser, papillonner…
Cet été, je travaille aussi… Nous retapons une vieille maison qui sera notre futur lieu de vie. C’est une toute petite maison, comme dans les contes, où il faut monter une volée de marche avant d’arriver tout là-haut, un peu essoufflé mais heureux. Une maison en hauteur pour contempler les arbres et le ciel.
En attendant, il a fallut faire tomber des cloisons, sacrifier un beau plancher, aérer et lessiver les murs qui n’avaient pas respiré depuis de longues années et c’est là que je les ai vu…
Vous les voyez vous aussi ? Je les ai tout de suite aimé, mes éléphants amoureux.
Ca m’a rappelé les étés que je passais chez mes grands-parents. Le carrelage de leur maison était piqueté de cailloux de toutes les couleurs, il y avait même des coquillages dedans, oui, oui. Et je pouvais passer des heures à regarder les personnages, les têtes, les paysages que ça dessinait sur le sol, surtout quand j’étais aux toilettes !
Alors, cet été, pendant vos vacances, si vous voyez un lapin géant dans le ciel,  un troll dans un cailloux, un paysage grandiose dans une flaque d’eau, n’hésitez pas à le photographier ou à le capturer sur une feuille par des mots ou un dessin, et à me l’envoyer pour enrichir la collection de rêve à partager.
Rêvez bien les yeux ouverts, 
Nathalie

Prendre le temps…

Cet hiver, lorsque tout s’enchaînait, je n’avais qu’une envie : ralentir, ne rien faire, rester allongée et rêver, rêver…. C’est ainsi qu’est né le projet : « Un temps pour rêver ».

Après cette saison intense en spectacles et créations, je consacre donc mon été au temps qui s’étire… A la lenteur… A la paresse… Enfin prendre le temps de rêver !!! (Et c’est un luxe qu’il est important de sauvegarder par les temps qui court. Si nous ne rêvons pas le monde dans lequel nous sommes, comment y vivre ?).

Ensuite, d’octobre à juin, je prendrais le temps, avec quatreclasses d’écoles élémentaire et les bibliothécaires de Fontenay-le-Fleury, de Trappes et de Montigny-le-Bretonneux de rêver, paresser, sentir et ressentir du corps au conte.

Au fur et à mesure de mes séances de rêveries et des rencontres avec les classes, s’échafaudera ma prochaine création dont le titre est encore en phase de maturation.
 
 
Cet été, je plonge toute entière (ou presque) dans mon hamac, avec pour compagnons les lents, les paresseux, les rêveurs, de tous les livres qui me tomberont sous la main.

Rêvez bien.





Nathalie

Journée Odyssée – 5 ans – 27 mai 2016

Collectif C Personne – Collectif du quotidien au culturel – Créer du lien dans la cité

Très belle Journée de rencontres très enrichissante à Comme Vous Emoi à Montreuil en ce vendredi 27 mai 2016.
Le collectif C Personne initié par Nathalie Bondoux (conteuse), Emmanuelle Trazic (marionnettiste) et Olivia Machon (comédienne), augmenté depuis 2 ans de Benoît Prisset (musicien), Jean-Paul Honoré (auteur), François Bientz (créateur lumière) Olivier Lerat (musicien), plus récemment de Benoît Richter, s’est encore étoffé hier avec la rencontre de Karine Grenier (Somato-psycho-praticienne-danseuse), Alaric Chagnard (créateur de masques) et Zissis the Beast (musiciens)… 

L’expo tissée de nos voyages

en terres odysséennes


Après les représentations de Télémaque, fils d’Ulysse et d’Ulysse au gré des vents proposées à deux classes de Montreuil et aux professionnels en matinée et en début d’après-midi, la journée s’est prolongée par un apérOdyssée au cours duquel nous avons commencé par accueillir avec beaucoup d’émotion la douceur et la grâce des Pénélope dansant dans leurs toiles

Les Pénélope dansantes

Les toiles de leur fabrication, y inscrivant leur univers propre furent bercées par la musique et alternativement par le conte assuré de Nathalie. 

Puis nous avons découvert avec curiosité les personnages masqués, singuliers et truculents d’Alaric Chagnard, du marin compagnon d’Ulysse à Achille, le général, sans oublier Ulysse en personne, vous savez, le héros, l’inventif, le rusé, celui dont on vous parle depuis 5 ans et qui arrive enfin. 
Ulysse, c’est lui !
Plus tard nous avons été réveillés, amusés et entraînés par le concert déjanté au beau milieu des enfers du groupe slam-punk Zissis the beast mené de main de cuir par une Cassandre lézardée, alias Yas. Du poulpe à Fuck before you die, nous avons retrouvé les thèmes principaux de l’Odyssée d’un point de vue cru, grotesque et poétique.
Nous avons retrouvé avec gourmandise et délectation l’écriture de Jean-Paul Honoré qui est chère à notre coeur par la lecture et l’interprétation de textes qu’il nous avaient livrés au cours de notre recherche commune autour de l’Odyssée de ceux qu’on ne trouve dans aucun de nos spectacles et qui brillent par leur humour bien placé et leurs petits anachronismes charmants : le CV d’Ulysse, la visite d’Eole, la visite aux Enfers et puis les Lestrygons

Les ombres du Palais d’Eole caressées par lampe agile d’Emmanuelle nous ont transportées au dessus des eaux, les miroirs la salle de danse renforçant le flottement du Pop-up.
 
Grâce à l’aide de mes camarades, j’ai pu réaliser mon premier Entre-Sort, celui de Circé (un vieux rêve de gamine qui date de Peter et Eliott le dragon, c’est vous dire!), et l’éprouver avec des spectateurs qui ont accepté d’explorer l’univers alambiqué de Circé la sorcière, magicienne, amante d’Ulysse, celle qui transforme les hommes en cochons. Les touches perspicaces  d’Emmanuelle (silhouette) et d’Alaric (masque) ont ajouté au frisson. 

Les cochons
De la belle Circé

Quand quelques enfants de la cité d’en face ont commencé à le visiter, ils en ont parlé. Si bien qu’ils ont ramené des copains, des frères, des soeurs… d’autres et d’autres encore.

Fort heureusement, afin de guider ces enfants bien jeunes pour rendre visite à la magicienne, une charmante bénévole de CVE et Emmanuelle constituaient des groupes et situaient Circé dans l’épopée offrant ainsi un bain de mythologie aux voisins curieux qui descendaient pour voir ce qui faisait si peur.… Ce fut bientôt une queue de 15 personnes qui attendait devant l’Entre-Sort, tremblant d’entrer.  On lisait la peur et l’envie,  dans leurs yeux, dans leurs corps en mouvement constant, n’est-ce pas finalement  la source du désir ? 

Ca se bouscule chez Circé
Un personnage de marin au gros pif les attendait à la sortie pour leur demander leur sentiment. Circé a fini par sortir beaucoup plus tard, la foule repartie, elle était masquée et sa chevelure recouverte de cette fourrure rouille qu’on apercevait dans le miroir.
Je n’ai pas encore évoqué l’exposition si jolie, et vaste avec ses fils rouges qui relient action culturelles aux spectacles, les rencontres entre elles, les lieux entre eux. Créer du lien voilà l’effet ce que ça fait cette Odyssée, ça créé du lien !
Tout ça naurait pu se faire sans le concours précieux de Fanny, de Claire, des bénévoles de CVE, de Benoît Prisset, de Jean-Laurent Cayzac, d’Elodie Loureiro, d’Henri-Paul Korchia, dUlysse, de tous les participants de Vous ! Merci et à bientôt.                    Olivia  

T/u : les coulisses du travail en cours

Lors de nos deux semaines de résidence à CVE, à Montreuil, deux élèves de d’ISIS sont venus faire un reportage sur notre travail.
Pour visionner le reportage, cliquer ici : T/u, les coulisses
Ce mercredi 2 décembre, Télémaque sortira pour la première fois de sa valise face à un public
Il sera au Centre Social Serge Gainsbourg de Clichy, grâce au Théâtre du Hublot de Colombes.
En attendant de voir le spectacle, bon reportage !

Ithaque et son palais

Nos métiers

“- Ce que j’aime dans mon métier, c’est que c’est varié”, me disait hier Emmanuelle. Reportage en image…
 De l’idée à la réalisation :
Trognes de prétendants

           
Les mêmes en “vrais”
Du gros oeuvre, à la légereté :
Silhouettes en papier des prétendants
Réalisation des caisses pour la scénographie
 De l’atelier au plateau de jeu :
Si, si je vous assure c’est bien…
… Emmanuelle sur les deux photos…

                                  
Et moi ?
Pendant ce temps-là, j’écris, je coupe, je colle, je raye, ce que nous asseyons sur le plateau jour après jour. Et puis, je tiens le blog de nos aventures…

A suivre….