Le puzzle se met en place

 
Nous continuons à explorer l’Odyssée en nous appuyant sur le jeu plateau.
Lors de notre dernière rencontre, Jean Paul Honoré nous a apporté ses premiers textes. 
Avec Olivia et Emmanuelle, nous nous en sommes emparés afin de nourrir nos improvisations et de structurer notre jeu.

Les temps de réflexions après chaque partie nous permettent de sélectionner ce que nous souhaitons garder, continuer à approfondir et ce qu’il ne sera pas utile de conserver.

Parties après parties, le puzzle se met en place.

Le laboratoire de recherche continue

Cette semaine nous avons bouillonné dans tous les sens en compagnie de Jean-Paul Honoré le poète qui a accepté de jouer le jeu avec nous.

Lors de nos improvisations, des images naissent, que l’on note dans un coin de notre tête, de notre corps ou que Jean-Paul couche sur le papier.
 
Parfois le jeu semble ne mener à rien… Et pourtant…
Une ambiance, un bruit, un regard, une posture et Ulysse prend corps ou un de ses compagnons, ou encore sa mère, âme errante dans les enfers.

                                                               



« Les erreurs sont les portes de la découvertes. »
James Joyces
Essais après essais, les portes de notre imaginaire s’ouvrent.

Au fur et à mesure de la maîtrise des contraintes et des règles du jeu que nous nous sommes fixés, nous gagnons en liberté : notre Odyssée prend vie peu à peu.

Du plateau de jeu au jeu sur le plateau

Nous continuons nos allers-retours entre le jeu de plateau et des improvisations sur le plateau de jeu.
« – On joue ? »
« – On joue ! »

Invocation à Zeus : sera-t-il à nos côtés pour ce voyage ? Les cauris sont jetés. Ils sont tombés sur la même face : Zeus manifeste sa volonté, il est d’accord. Nous pouvons commencer. 
Les dés roulent, un navire s’élance et… s’arrête en pleine mer : lecture au hasard. Ulysse aux enfers, face à sa mère. Moment fort.

Le jeu reprend, les dés roulent de nouveau : 14. Un de nos navires tombent chez les Lotophages. Contrainte : « Ennui ». Tirage du nombre de joueuses : « A deux ».
On se déplace vers le plateau de jeu…
Comment jouer l’ennui ?… On essai… On fait, défait… Bon…

« – On joue ? »
« – On joue ! »
Retour au jeu de plateau. Les dés sont lancés.
Et nous alternons lectures, impros au plateau, seule, à deux, au hasard des jets de dés et des contraintes.
 
 

« – On joue ? »
« – On joue ! »

Contraintes

Ce matin nous nous sommes retrouvées avec Olivia au conservatoire de Clamart, le jeu de plateau comme contrainte de départ à nos improvisations.

Au bout de deux tours, Olivia propose que le jeu devienne participatif ; ainsi, les  deux joueuses sont à la tête des six navires portant chacun six marins. L’objectif est de conduire tout ce beau monde sain et sauf à Ithaque.

Chaque perte humaine pèse considérablement sur le moral des troupes et l’avancée du navire.
Le jeu commence. Un de nos navire, tombe sur l’île des Lotophages et malgré tous nos efforts, l’équipage est gagné par l’oubli et les plaisirs immédiats qu’offrent les fleurs de Lotos. Nathalie propose alors une contrainte : raconter les impressions d’un marin sous la forme d’un journal de bord.
Un second équipage, charmé par les Sirènes perd un à un quatre de ses marins : tension extrême au niveau du plateau.
Heureusement, nous parvenons à mettre en sécurité nos quatre navires restant sur l’île des Phéaciens. Pour les remercier de leur hospitalité, il nous faut raconter. Nous y rajoutons des contraintes de jeu : jeu de mains, langue étrangère, bruitage, langage gestuel et c’est parti…
Le Cyclope
Calypso
Eole

Ca joue ! On s’amuse, on découvre, on s’étonne, on se surprend…

Plaisir du jeu dans la contrainte.

L’après-midi nous retrouvons le jeu de plateau mais cette fois-ci nous revenons au texte, à la source même si le jeu n’est pas loin…

Le jeu commence

Ce vendredi matin, nous sommes parties d’un jeu de parcours, variante d’un jeu de l’oie, nommé « Odysseas adventures ». Nous avons revisité le parcours d’Ulysse via les éléments du jeu et nos envies. 
Ainsi, nous avons créé des cases inexistantes (Charybde et Scylla, L’Ile du soleil…), des épreuves supplémentaires et un rituel de commencement avec des cauris. 
Nous rebaptisons le jeu : « Sur les traces d’Ulysse »

Après l’avoir testé, nous faisons quelques modifications des nouvelles règles de jeu : c’est le début d’une appropriation de l’Odyssée par le jeu que nous testerons à la ludothèque de Sucy-en-Brie.
D’ici-là, rendez-vous est pris mardi matin au conservatoire de Clamart afin d‘improviser, jongler, malaxer, pétrir, l’Odyssée, à partir du jeu.

C’est la rentrée !

Jeudi 5 septembre

Ca y est, c’est la rentrée et nous nous sommes retrouvées toutes les trois chez Olivia afin de reprendre le fil de notre Odyssée car nous la présenteront samedi 1er février 2014, à 18 h 30, à la Ferme de Grand-Val, salle Gérard Philippe à Sucy-en-Brie, dans le Val-de-Marne. 
L’enjeu de cette création co-produite par la ville de Sucy-en-Brie, est de trouver les articulations artistiques et poétiques entre le périple d’Ulysse et les jeux.

« Parmi les jeux les plus courants, beaucoup puisent leurs origines dans les rites et

les mythes archaïques, dont ils reprennent la cosmologie dans leur structure.

Les jeux de hasard découlent probablement des rituels divinatoires et

invoquent les forces mystiques du destin.

Confrontés à des forces naturelles qui échappaient à leur compréhension,

nos ancêtres croyaient être les jouets des dieux. »
Le livre des symboles, réflexions sur des images archétypales, ed. Taschen
Pour cette aventure ludique, nous avons fait appel à Jean-Paul Honoré, universitaire et poète proche de l’Oulipo.
Et comme dirait Christophe Colomb :

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. »
Alors, allons-y !!!!

Retour à la MGI

Mardi 4 juin 2013, nous nous sommes retrouvés pour une nouvelle séance à la MGI.
Cette fois-ci, se sont les élèves du collège Paul Vaillant Couturier qui étaient sur scène afin de travailler leur « Odyssée ».
Nous avons profité du beau plateau de la MGI ainsi que de ses lumières pour travailler les parties de leur spectacle qui sera en silhouettes animées.

Le bateau d’Ulysse qui semble prendre feu sous le faisceau des lampes d’Emmanuelle !
Il n’est pas simple de se souvenir de toutes les manipulations à faire pour que les silhouettes, que les élèves ont réalisé, se mettent à vivre, sur le tissu. 
Pas à pas, Emmanuelle les guide dans cette nouvelle expérience : regarder non pas ce qu’ils font mais l’image qui est projetée sur l’écran, faire avancer le bateau d’Ulysse en se déplaçant dans le sens inverse, agrandir une silhouette en approchant la lampe et la réduire en s’en éloignant… 

Mais le résultat vaut la peine de ces deux heures intensives, c’est beau, non ?!!!

Ulysse aux enfers…
…face au devin Tirésias.

Troie

Jeudi 31 janvier et vendredi 1er février à Chatenay-Malabry


Nous poursuivons notre recherche autour de la guerre de Troie.
Emmanuelle plante un décors de voiles, la scène sera devant.

Olivia et Emmanuelle reprennent la scène d’introduction avec de grandes feuilles de papier kraft. Cela présente l’avantage de mouvements plus amples et d’une installation sur scène plus vaste, mais le bruit des feuilles couvre ma voix et modeler les héros en kraft relève du défi !

Nous décidons alors de mêler terre et kraft. Ca nous plaît !

Vendredi, Jean-Laurent est venu accompagner notre travail de recherche avec sa guitare électrique et ses amplis.

Ses improvisations musicales nous portent et nous emportent sur le champs de bataille : tandis qu’Emmanuelle installe Troie et ses remparts, Olivia met en place le camps des achéens. Je navigue entre les deux en contant dans cet espace de terre et de papier.
Plaisir !

Nous enchaînons sur la scène d’ombres et de marionnettes : Agamemnon, Nestor et Ménélas entrent en scène…

Projet Odyssée

Jeudi 16 janvier 2013 à Clamart

 
Ce jour-là, nous avions décidé d‘explorer la guerre de Troie, afin de mieux comprendre ce qu’avait enduré le héros de l’Odyssée : Ulysse.
Pour cela, nous nous sommes munies de 3 pains de terre glaise, d’une bâche, d’un drap, d’eau (beaucoup), nous avons revêtu nos armures (de papier) et nous nous sommes mises au travail.
Tout d’abord attendrir la terre afin de la rendre malléable à nos idées. 
Les corps s’échauffent, la terre s’assouplie, les langues se délient et les questions fusent : comment des femmes peuvent incarner des héros ? Comment représenter la guerre ? Que cherche-t-on à raconter ?…
Et puis la terre est prête alors nous arrêtons de nous questionner, il faut y aller.
Premier essai : pendant que je lis un extrait de « L’Iliade » d’Alessandro Baricco, Emmanuelle et Olivia improvisent la bataille chacune dans leur camps. L’essai ne nous convient pas, on tente autre chose…
On laisse alors Baricco pour installer Troie. 
L’armée grecque arrive par la mer, poussée par les dieux manipulateurs. Puis les guerriers s’installent, le siège de Troie peut commencer.


Une fois les essais de manipulation réussis, nous y mêlons le texte conté improvisé et… Ca marche !!!!!
A la fin de la journée, nous quittons les rivages d’Ilion épuisées mais heureuses d’avoir un fil d’Ariane à dérouler lors de notre prochain rendez-vous fin janvier.
A suivre…                                                              
Nathalie

L’odyssée


La collaboration COmca/Cont’animés/Sublime théâtre autour de l’Odyssée, prendra racine en janvier-février avec l’élaboration du « pilote » de la série théâtrale, programmé pour la fin de l’année scolaire 2013-2014. Le projet global étant prévu pour fin 2014.

En décembre, le conservatoire de Clamart a ouvert la salle Théâtre à l’équipe, permettant ainsi de poser les premières pierres du projet.

Emmanuelle nous fait part de ses idées d’installations plastiques

En janvier-février deux nouvelles sessions de répétitions sont prévues.

Le 26 février marquera l’initiation de l’action culturelle du projet L’Odyssée, sous la forme d’une classe à PAC du collège PVC de la ville d’Argenteuil. Nathalie (Cie Cont’Animés) mènera les ateliers avec l‘intervention ponctuelle d’Olivia (Cie Sublime Théatre) et d’Emmanuelle (Cie COmca).
La Maison du Geste et de l’Image est partenaire du projet.

Olivia