Contes au grand air

Cet été, c’est au grand air, au pied des immeubles ou sous les arbres, que conteuses et musiciennes ont “Cont’Animé” les oreilles de spectateurs et spectatrices de tous les âges.
Ce fut un grand bonheur de retrouver un public prêt à écouter les contes et heureux de se retrouver au grand air et en direct ! Un grand merci à toutes les structures et mairies qui ont organisé ces événements malgré les difficultés.

Sophie DAVID et Nathalie BONDOUX à Garges les Gonesse : “Contes au grand air”

Sophie DAVID et Annie MONTREUIL à Garges les Gonesse : “Contes au grand air”

Julie DUTOIT et Annie MONTREUIL à Garges les Gonesse : “Contes au grand air”

Julie DUTOIT et Nathalie BONDOUX à Garges les Gonesse : “Contes au grand air”

Nathalie BONDOUX à Meung-sur-Loire : “Fées !…?”

Nathalie BONDOUX au Domaine de Chamarande : Balade contée “Dans le murmure des arbres”

Nathalie BONDOUX à St Gratien : “Contes au grand air”

Serpent Rêve à la Maison du Conte

Mercredi 15 juillet 2020

Quand je travaille seule j’ai parfois l’impression de buter encore et toujours sur les mêmes obstacles, tel un bourdon contre une fenêtre… Mais cette fois-ci j’ai senti qu’un travail en solitaire était nécessaire pour triturer, malaxer, retourner et interroger, « Serpent Rêve », après 5 sessions de Labo à la Maison du Conte et 2 mois de confinement.

En ce mercredi 15 juillet, retour à la Maison du Conte pour une journée de travail avec les de bulles de rêves et mon partenaire de jeu, l’Edredon rouge. A peine installée, dans la yourte, j’ai senti que le Labo était là : dans l’air flottait le bruissement de nos paroles, le dynamisme contagieux de Rachid, le regard affûté et accueillant d’Annabelle ainsi que la douce exigence de Marien.

Je n’étais donc pas seule…

La fenêtre contre laquelle je butais s’est ouverte en grand et grâce à la présence-absence de tout le monde, j’ai osé m’engouffrer dans ce nouvel espace de travail.

Toute la matinée, entre musique et mouvements, je me suis amusée dans l’espace tout en rondeur de la yourte. Dans cette aire de jeu, j’ai laissé venir à moi les images que dessinaient les bulles de rêves et l’Edredon.

               

Quel bonheur de replonger dans l’univers onirique de Serpent Rêve après ces semaines où j’ai eu l’impression que mon imaginaire était lui aussi confiné.

Respirer. Explorer, grogner, rire, danser puis, s’allonger. Respirer encore. Ecouter ce qui vient compléter ce qui était déjà là afin de l’enrichir.

Après une pause déjeuner bienvenue sous l’ombre des bouleaux, une sieste dans la chaleur de la yourte. Se sentir comme dans un ventre. Fermer, les yeux, dormir peut-être. Non, le travail continu. Allongée, les mots viennent. J’écris frénétiquement ou parfois au compte-goutte. Entre les moments d’écriture, le corps se détend, les yeux se ferment et de nouveau les images ou les mots affluent.

En début d’après-midi la chaleur de la yourte est intenable, je m’installe dans la salle Momo. Une autre énergie de travail s’impose à moi : au Labo, c’est le lieu des essais face aux autres, alors je m’y mets aussi et je file le Serpent Rêve du jour.

J’aime sentir cette fluidité des contes, comme des êtres vivants et rêvants, comme moi.

A la fin de la journée, lorsque je range, je sais que le travail engagé par le Labo depuis le mois de janvier m’a fait bouger.

Serpent Rêve à la Nuit du conte de Cormeilles

Samedi 18 janvier, Serpent Rêve et  ses amis étaient attendus à Cormeilles-en-Parisis pour la Nuit de la lecture. Nous y avons été accueillis à bras ouverts par toute l’équipe. J’ai même eu droit à une loge à mon nom, avec, à l’intérieur un fauteuil pour éclairer les songes !!!!

 

 

 

 

 

 

Dans cette loge cocon j’ai pu me préparer pour installer le “salon à rêves” pour les lecteurs et lectrices de la bibliothèque :

Après ce temps de partage, riches en rêves et en cauchemars, tout le monde s’est installé pour écouter “Serpent Rêve et autres contes”.
S’il y a bien une ville où les habitants rêvent encore, c’est à Cormeilles !!!

Merci encore à toute l’équipe de la médiathèque de l’Eclipse pour son accueil et son enthousiasme.

Ulysse au gré des vents – La malédiction de Poséidon

Ce vendredi 17 janvier au matin, nous avons jeté l’ancre au Château de Morsang-sur-Orge. La traversée de l’après-midi s’annonçait agitée : Poséidon était de mauvaise humeur et dès le matin l’équipage a un peu souffert. Mais, grâce à l’intervention d’Athéna, tout s’est achevé en temps et en heure pour accueillir les vents et le reste de l’équipage.
Une fois tout le monde installé sur le navire, nous avons pu larguer les amarres.

Le voyage a bien commencé, et les rivages de Troie se sont éloignés doucement. Mais quand Apéliote, le premier vent a soufflé, il nous a tout de suite emmené chez les Cyclopes ! C’était bien la première fois que le voyage commençait ainsi….  Ensuite tout a été très vite : la malédiction de Poséidon nous a envoyé de Charybde en Scylla, puis chez les Lestrygons. Nos pertes étaient lourdes, très lourdes. Nous avons bien failli nous arrêter là, en pleine mer… Ainsi lorsque Euros nous a poussé sur les rives des Enfers, nous n’avons pas hésité longtemps avant de consulter Tirésias, le devin. Son message n’était pas très clair et en reprenant la mer nous ne savions pas qui de Poséidon ou d’Athéna allait nous accueillir. Ce furent les Sirènes puis la douce île des Lotophages
L’arrivée à Ithaque a pu se faire en douceur, nous l’avions bien mérité !

Merci à toute l’équipe du Château et au collège Jean Zay.

Quelques images de la fin de l’année 2019

Le mois de décembre a été intense en séances de contes et les rencontres ont été belles.

J’ai pu avoir quelques photos issues de ces moments toujours uniques. Ainsi à la médiathèque de Brunoy où “les contes du vent d’hiver” sont venus se blottir, le loup des “Trois petites maisons” s’est bien régalé !! Et moi aussi par la même occasion…

 

Plus tard, dans la salle des mariages de Vernon j’ai installé ma malle à histoires ainsi que mes marionnettes. Les lumières et le décor, créés pour l’occasion, associés aux images des contes ont transformé la salle des mariages en maison de grand-mère, en chateau de trollesse ou encore en cabane de Baba Yaga, le temps de ce dimanche de décembre.

     Un grand merci à tout le monde !

La petite poule à Vassivière

Cette année, le festival interculturel de Vassivière, “Paroles de conteurs”, fêtait ses 25 ans. Et comme “25 ans, ça s’fête énormément”,  ce fut une belle et grande semaine où se sont succédés : Henri Gougaud, Pierre Desvigne, Pépito Matéo, Colette Migné, Yannick Jaulin, Jeanne Ferron, Muriel Bloch, Hassane Kassi Kouyaté et tant d’autres.

Parmi tous ces grands noms, une Petite Poule s’est glissée dans la programmation des scènes ouvertes du festival…  Elle est arrivée sur l’île avec son grand coussin rouge sur le dos….

Elle s’est installée sur la scène de “l’Arbre aux Contes”.

Et là, d’un coup la trouille qui lui tenait le ventre s’est envolée ! Et elle s’est sentie bien, tellement portée par ce public magique, aux oreilles grandes ouvertes pour entendre des contes  !!! C’était comme dans un rêve…

L’année prochaine, si vous ne connaissez pas Vassivière et son festival de contes, surtout n’hésitez pas ! Venez vous installer pour  1  jour, 2  jours, une semaine, en famille ou entre amis, c’est un festival qui vaut le détour !
En tout cas, moi, j’y retournerai, foi de Petite Poule !!!

Photo : F.C.

Déméter, la colère du féminin – Stage conte et danse

Les récits de la mythologie grecque sont les racines de notre culture occidentale. Vieux de plusieurs siècles, ils sont pourtant d’une actualité brûlante : guerre, rapts, viols, inceste….
Ils sont pleins de bruits et de fureurs mais aussi d’archétypes et de symboles porteurs d’émotions, susceptibles de nous inspirer en nous donnant force de Vie et enthousiasme.

Nous avons choisi l’histoire de Déméter, car elle représente notre terre cultivée, généreuse et nourricière, malmenée par Zeus et Hadès, symboles, dans ce mythe, d’un masculin dominateur et prédateur.

Le printemps, avec son énergie montante, est associé à l’émotion de la colère chez les chinois. C’est un sentiment dont on se méfie, que l’on refoule bien souvent, jusqu’à ce que la colère déborde et s’exprime avec violence.

Ecouter et Danser ensemble le mythe de Déméter est une manière de nous relier à la force et à la justesse de sa colère, sources de créativité, nous donnant ainsi le désir de prendre soin d’elle.

Pendant ce temps Pénélope tissait – Les mythes de Déméter et de Gaia

En ce mois de mars, les mythes de Déméter et de Gaia résonnent doublement.
D’une part il y a l’arrivée du printemps :  Déméter tient à fêter le retour de sa fille,  qui vient de passer 3 mois aux enfers, auprès d’Hadès. L’éclosion de toutes ces fleurs qui viennent éclairer la terre et réjouir nos sens sont là pour accueillir Coré, et je ne m’en lasse pas !
D’autre part, il y a la Marche du siècle pour le climat qui aura lieu ce samedi 16 mars dans toute la France. Cette grande marche sera l’occasion, je l’espère, de prendre conscience que Gaia, notre Terre-mère n’en peut plus et qu’il est grand temps de prendre soin d’elle.

Alors, avant de venir écouter les mythes de Déméter et de Gaia, rendez-vous le 16 mars pour marcher avec elles.

Pendant ce temps, Pénélope tissait

Lorsqu’en 2012, nous avons commencé à travailler sur l’Odyssée, avec Emmanuelle Trazic et Olivia Machon, je me suis promise de ne pas laisser Pénélope dans l’ombre d’Ulysse.

De notre collaboration un premier spectacle est né : “Le parcours d’Ulysse”, puis un deuxième : “Ulysse au gré des vents” et enfin un troisième : “Télémaque, fils d’Ulysse”.

Il y était question du père, du fils mais toujours pas de Pénélope à l’horizon…

Cependant, dans le dernier spectacle, nous avons ménagé une place à la reine d’Ithaque, ce qui n’a fait que raviver mon envie de la faire venir sur le devant de la scène.

Mais que peut-on raconter de bien intéressant avec une femme qui attend son mari pendant 20 ans ??!!… Pour accompagner cette mise en lumière de Pénélope, j’ai convoqué d’autres figures féminines, quelles soient simples filles de pêcheurs ou grandes déesses primordiales. Pénélope sera le fils rouge de ces deux soirées contes, à Bruxelles et à Paris.