Déméter, la colère du féminin – Stage conte et danse

Les récits de la mythologie grecque sont les racines de notre culture occidentale. Vieux de plusieurs siècles, ils sont pourtant d’une actualité brûlante : guerre, rapts, viols, inceste….
Ils sont pleins de bruits et de fureurs mais aussi d’archétypes et de symboles porteurs d’émotions, susceptibles de nous inspirer en nous donnant force de Vie et enthousiasme.

Nous avons choisi l’histoire de Déméter, car elle représente notre terre cultivée, généreuse et nourricière, malmenée par Zeus et Hadès, symboles, dans ce mythe, d’un masculin dominateur et prédateur.

Le printemps, avec son énergie montante, est associé à l’émotion de la colère chez les chinois. C’est un sentiment dont on se méfie, que l’on refoule bien souvent, jusqu’à ce que la colère déborde et s’exprime avec violence.

Ecouter et Danser ensemble le mythe de Déméter est une manière de nous relier à la force et à la justesse de sa colère, sources de créativité, nous donnant ainsi le désir de prendre soin d’elle.

Pendant ce temps Pénélope tissait – Les mythes de Déméter et de Gaia

En ce mois de mars, les mythes de Déméter et de Gaia résonnent doublement.
D’une part il y a l’arrivée du printemps :  Déméter tient à fêter le retour de sa fille,  qui vient de passer 3 mois aux enfers, auprès d’Hadès. L’éclosion de toutes ces fleurs qui viennent éclairer la terre et réjouir nos sens sont là pour accueillir Coré, et je ne m’en lasse pas !
D’autre part, il y a la Marche du siècle pour le climat qui aura lieu ce samedi 16 mars dans toute la France. Cette grande marche sera l’occasion, je l’espère, de prendre conscience que Gaia, notre Terre-mère n’en peut plus et qu’il est grand temps de prendre soin d’elle.

Alors, avant de venir écouter les mythes de Déméter et de Gaia, rendez-vous le 16 mars pour marcher avec elles.

Pendant ce temps, Pénélope tissait

Lorsqu’en 2012, nous avons commencé à travailler sur l’Odyssée, avec Emmanuelle Trazic et Olivia Machon, je me suis promise de ne pas laisser Pénélope dans l’ombre d’Ulysse.

De notre collaboration un premier spectacle est né : “Le parcours d’Ulysse”, puis un deuxième : “Ulysse au gré des vents” et enfin un troisième : “Télémaque, fils d’Ulysse”.

Il y était question du père, du fils mais toujours pas de Pénélope à l’horizon…

Cependant, dans le dernier spectacle, nous avons ménagé une place à la reine d’Ithaque, ce qui n’a fait que raviver mon envie de la faire venir sur le devant de la scène.

Mais que peut-on raconter de bien intéressant avec une femme qui attend son mari pendant 20 ans ??!!… Pour accompagner cette mise en lumière de Pénélope, j’ai convoqué d’autres figures féminines, quelles soient simples filles de pêcheurs ou grandes déesses primordiales. Pénélope sera le fils rouge de ces deux soirées contes, à Bruxelles et à Paris.

Suite à la journée mondiale du conte

Cliquez pour lire la lettre

Pour la Journée Mondiale du conte qui a lieu tous les ans le 20 mars, partout dans le monde, Christiane Olivier a organisée une série de manifestations autour du Petit Chaperon Rouge.

Dans ce cadre, Co-Production m’a invité à conter dans les médiathèques de Longwy et de Mont Saint Martin mon spectacle “D’un loup à l’autre” où figure une version du Petit Chaperon Rouge avec marionnette. Le lendemain je suis allée dans le village de Gorcy où j’ai conté pour des classes d’élémentaire. L’écoute de ces 4 classes a été très belle et nous avons pu poursuivre avec un échange l’après-midi. Nous avons notamment parlé d’un des personnages du conte merveilleux “Le Prince-Loup” : la trollesse.

Quelques semaines plus tard, quelle n’a pas été ma surprise de recevoir un courrier de la part d’une de ces classes, celle de CE2 !

Leur lettre m’a fait très plaisir et leurs dessins aussi. Cette trollesse que je laisse à chacune et chacune le soin d’imaginer dans le conte, à pris corps sous le crayon et les couleurs de chaque enfant de la classe. Je ne résiste pas au plaisir de les mettre sur mon blog.

Un grand merci à tous les enfants de la classe de CE2 ainsi qu’à leur maitresse.

Nathalie

Le laboratoire des rêves

Affiche réalisée par Magali

Aujourd’hui, toujours dans le cadre de la création de “Serpent Rêves et autres contes”, a commencé le Laboratoire des rêves aux centres de loisirs des Olympiades et Baudricourt.

Mais qu’est-ce donc que ce laboratoire ? Un lieu où nous allons nous mettre en quête de nos rêves, comme dans la dernière histoire du spectacle. Comment ? En cherchant, en essayant, en ratant et en essayant encore : ce n’est pas facile d’aller à la recherche de ses rêves !

Mais d’abord, ça sert à quoi de rêver ? Chacun peut répondre à la question, en ce qui me concerne, les rêves m’aident à vivre, sans eux, la vie serait trop grise et trop triste. Pour moi, rêver est indispensable, comme le fait de respirer.

Comment fait-on pour rêver et de quoi a-t-on besoin ? Tout d’abord un lieu tranquille où nous nous sommes retrouvés, les 14 enfants, les 3 animatrices et moi. Ensuite une histoire à entendre et à vivre, comme celle que j’ai conté. Puis, se faire du bien avec des massages.

Sans oublier quelques petits objets qui peuvent nous aider à nous sentir bien, comme des animaux-rêves ou des cailloux tout doux.

Pour terminer, nous avons fini allongés en écoutant le cœur de la Terre résonner grâce au bol tibétain. Nous nous retrouvons à la fin du mois, d’ici-là que les rêves nous portent.

 

Nathalie

Quand on prenait le temps avec la classe de CP JB Clément

Parfois quand on prend le temps, il nous file entre les doigts si bien que lorsqu’on se retourne, les mois sont passés… Mais il reste les souvenirs et quelques photos prises lors des dernières séances, petit retour en arrière :

Le jour où les élèves de  CP de l’école JB Clément ont présenté leur conte à leurs parents à la médiathèque de Trappes.

Et plus tard, lorsque j’ai conté pour la première fois “Serpent Rêve et autres contes” à la médiathèque de Trappes,

et que nous avons échangé de petits souvenirs.
Merci à tous les élèves de CP, à Marion, Juliette, Shérazade, Nadia et Aurélie.

Du nouveau !

Ça y est, le nouveau roman jeunesse d’Anne-Laure Bondoux (ma soeur) va sortir ! Il sera en librairie dès jeudi 21 septembre 2017.

J’ai eu la chance de le lire en avant-première cet été, un vrai régal ! C’est bien simple, quand on fini un chapitre on a juste une seule envie : commencer le suivant… Il y est question de secret de famille, d’un long tête à tête entre une mère et sa fille, des années 70′ et 80’….

A découvrir et à offrir.

Pour le lancement de son livre, Anne-Laure sera à la librairie Le merle moqueur, avec Coline, sa fille (donc ma nièce), qui a illustré le roman. Ce sera à 19h mercredi 20 septembre, au 51 rue de Bagnolet, dans le 20°.

Prendre le temps avec…

Les CP de l’école Victor Hugo de Fontenay-le-Fleury.

Natacha présente le kamishibaï
Tout le monde se prépare pour écouter Alins
Avant de commencer à travailler corporellement les histoires inventées en classe, les deux bibliothécaire, Aline et Natacha, ont lu/montré un kamishibaï. C’est sous cette forme que “Le rêve de la poule” sera présentée au mois de juin aux parents d’élèves.

Mais avant d’écouter et de regarder, il faut préparer le corps.

Ensuite nous nous sommes occupés de la deuxième histoire qui sera présentée sous une forme contée et jouée par la classe. Chaque classe ayant bien sûr son histoire, basée sur celle de la “Petite poule”.
Pour la jouer, il faut que chacun puisse jouer son personnage dans la posture et l’émotion appropriée, comme ici des petites souris en colère !
Jouer des personnages, des émotions, au cours d’une histoire demande de la concentration. Parfois le corps se tend dans l’effort, si bien qu’à un moment il est important de relancher et de se détendre.
La suite fin avril…
Merci à Isabelle et Christine pour les photos.

Prendre le temps avec…

Les classes de CP de l’école Victor Hugo de Fontenay Le Fleury.

J’aime les voir avec leur coussin sur la table, la tête reposant dessus, s’endormant parfois comme je le faisais lorsque mes parents me lisaient des contes le soir. Ou au contraire bien réveillés, ne perdant pas une miette du conte qu’ils découvre ou entendent pour la deuxième fois.  
Pour moi, c’est aussi un temps de découverte et d’expérimentation : est-ce que je conte différement lorsque mon public accepte de jouer le jeu, de fermer les yeux, de respirer tranquillement et de n’écouter que la voix si c’est son choix ou bien de regarder la personne qui conte ? Et si je m’autorise aussi à fermer les yeux lorsque je conte, est-ce que ça change ma manière de conter ?

 

C’est un plaisir de les voir se détendre dans la salle de classe, de prendre ensemble le temps de rêver, de créer, de s’écouter et de construire une histoire. Ce que nous avons fait ce jour-là dans l’école Victor Hugo.