Prendre le temps avec…

… la classe de CE2 de l’école des Iris de Montigny-le-Bretonneux.

Pour cette troisième séance, nous avons travaillé sur l’imaginaire et plus précisément sur les images que l’on peut tous former dans notre tête.
Pour raconter une histoire, on peut l’écrire mais on peut aussi la dessiner (comme les chemins de conte) ou bien la rêver. Et pour rêver, il faut un imaginaire qui soit nourri d’images, de sensations, de souvenirs et un  corps détendu et disponible.
En attendant la séance corporelle du vendredi, toute la classe s’est prêtée au jeu des associations d’images : tous en cercle, lorsqu’un mot était dit le suivant devait donner un autre mot en lien avec le précédent, par exemple : soleil, chaud, feu, briquet… Au deuxième tour, je leur ai proposé de fermer les yeux pour mieux voir l’image associée au mot énoncé. C’était une belle expérience.

Quand je suis partie, je leur ai laissé le lièvre et la tortue ; ils étaient en bonne compagnie !

Merci à Annie pour les photos.

Prendre le temps avec…

… la classe de CP de l’école JB Clément de Trappes.

Pour la quatrième séance nous étions à la médiathèque Anatole France, en compagnie d’une ronde de livres sélectionnés par Juliette et de mes instruments de travail !
La ronde des livres
Bol tibétain, Lièvre, Tortue, Feuilles de Juliette…
Nous avons travaillé les émotions et comment elles se traduisent dans le corps : la joie et le corps ouvert, la colère et ses poings fermés, la peur et ses épaules relevées, la tristesse et son corps abattu (Juliette et ses collègues y sont très bien arrivées, mais à quoi pouvaient-elles bien penser à ce moment-là ?!)
Juliette, Aurélie et Elisabeth
Il y a eu bien sûr le temps calme sur les tapis colorés de la médiathèque, avec la souris-relax. Pour prendre le temps de rêver, il faut que le corps soit détendu et que l’esprit ne soit pas agité par mille pensées.
 
 Merci à Elisabeth pour les photos.

Prendre le temps avec…

… la classe de CP de l’école JB Clément de Trappes.
Pour cette troisième séance, Juliette, de la médiathèque Anatole France,  et moi, étions invitées à venir dans la classe de CP. Nous y avons découvert les dessins de leur histoire, créée lors de la séance précédente.
Je leur ai parlé de la manière dont je travaillais mes contes : je ne les écris pas, je les rêve et les dessine.
N’étant pas une grande dessinatrice, c’est plus un chemin que je trace pour visualiser l’histoire et m’en souvenir. 
J’ai tracé au tableau celle du Lièvre et de la tortue, puis le chemin de leur histoire :

Pour finir cette séance, sous le regard de la souris-relax, nous avons retrouvé le rituel de préparation du corps pour le détendre avant d’écouter un conte.

Merci à Juliette pour les photos.

Un temps pour rêver en classe ?

Vendredi, j’ai retrouvé les élèves, les enseignantes et les bibliothécaires de Montigny-le-Bretonneux et de Trappes pour un temps partagé entre calme et activité, lenteur et vitesse, sans oublier le temps de l’écoute.
Le temps du calme et de la tranquillité avec les élèves de l’école des Iris,
puis vient le temps de l’action.
Pour finir, le temps de l’écoute avec les élèves de l’école JB Clément.
Quand je travaille un conte, je passe par plusieurs phases : tout d’abord la découverte de l’histoire avec les images fortes qui vont me rester et m’accompagner tout au long du processus de maturation, qu’est la deuxième phase. Une fois que le conte s’est déposé en moi, la troisième phase commence : celle de l’élaboration, de la reformulation. Ce ne sont plus les mots du livre qui vont venir mais ceux de lhistoire qui a fait son chemin en moi
Je navigue donc entre plusieurs temps : celui du calme, de la lenteur (lecture du conte, accueil des images, rêveries autour de l’histoire) puis, celui de l’action avec la découverte des personnages ; comment bougent-ils ? Comment parlent-ils ?… Pour finir par le temps où je conte l’histoire devant le public.  
Ce sont ces différents temps, dont nous avons tous besoin, que je souhaite faire goûter aux participants de ce projet.

Merci à Annie et Juliette pour les photos. 

Des cieux pour rêver

Cet été, Françoise, une amie, a été à la pêche aux images pour rêver. Elle a réussi à en ramener quelques unes à partager. Il suffit de se laisser porter…
Merci Françoise.

L’école JB Clément

L’après-midi, le brouillard avait disparu, laissant la place au soleil qui nous a bien réchauffés pendant la séance à la médiathèque Anatole France de Trappes. Juliette, Nadia, Aurélie, Will et Erwan étaient là pour la première rencontre avec la classe de CP de Marion.

Juliette et Nadia
Préparation avant d’écouter le conte

Bien installés dans la salle d’heure du conte, nous avons fait connaissance. Après la préparation des yeux, des oreilles et la vibration du bol tibétain, la tortue, puis le lièvre se sont réveillés. Cette fois-ci j’ai tout raconté, découvrant en même temps que mes auditeurs certains passages de l’histoire que je n’avais pas encore oralisée.

Le matin comme l’après-midi, j’ai eu un immense plaisir à voir et entendre les réactions des enfants lorsque l’histoire prend vie. Le temps du rêve prend corps lors de ces moments de rencontres et de partages.

Photos de Juliette et Aurélie

L’école des Iris

Ce matin-là il faisait froid et le soleil n’avait pas encore percé le brouillard quand je suis arrivée à l’école des Iris, à Montigny-le-Bretonneux. Annie, l’enseignante de la classe de CE2 et Laurence, la bibliothécaire du bibliobus m’ont accueillie et nous sommes allées dans la classe où nous attendait une srurprise : un tableau rempli de tortues toutes plus belles et colorées les unes que les autres !!!

Le tableau de tortues !!!

Les élèves étaient en récréation et lorsqu’ils sont arrivés dans la classe ils nous ont saluées avec de grands sourires en nous demandant laquelle était Laurence et laquelle Nathalie ? Une fois tout le monde installé, (qui assis sur un coussin ou une chaise, qui allongé sur un tapis, qui debout) nous avons pris le temps de tous nous présenter.
Avant de leur conter ma version du « Lièvre et la tortue », nous avons pris le temps de préparer le corps à l’écoute de l’histoire. Le bol tibétain a fini d’ouvrir les yeux et les oreilles et hop, le conte était là, mais pas en entier. Non, je n’ai pas tout dévoilé si bien que chacun a pu imaginer la suite de l’histoire. Laurence a même proposé une version où le lièvre s’envolerait dans les airs !
Nous nous sommes quittés en nous disant à vendredi, pour une séance plus corporelle.

Nathalie

Le lièvre et la tortue

 
Demain je rencontre pour la première fois la classe de CE2 de l’école des Iris à, Montigny-le-Bretonneux et la classe de CP de l’école Jean Baptiste Clément, à Trappes.
Demain je vais faire ma première esquisse du « Lièvre et la tortue ». 
Cet été et tout le long du mois de septembre j’ai lu, rêvé, regardé comment le lièvre et la tortue se déplaçaient. J’ai écrit sur mon carnet, dessiné le chemin du conte, marmonné l’histoire, je l’ai essayée pour l’apprivoiser un peu…
Demain, je me lance face à un public !
Demain je passe du rêve à l’oralité…

Le coin du beau

« L’éducation la plus efficace, 
c’est que l’enfant joue au milieu des belles choses. »
      
 Platon

D’aussi loin que je me souviennes, il y a toujours eu de drôles de choses chez mes parents : pierres, bibelots, carapaces d’insectes, écorces, livres ouverts sur des reproductions de tableaux… 
Ces « choses » étaient étranges parce qu’elles ne faisaient pas partie de mon univers d’enfant. Parfois, souvent, ces « choses » me faisaient peur et pourtant, je pouvais passer des heures à les regarder.
Je me souviens d’un bibelot qui attirait souvent mon regard : c’était un vieil homme avec un drôle de sourire, s’appuyant sur un bâton et tenant un fruit dans sa main. Ce vieux bonhomme taillé dans de la corne, je pouvais le prendre dans la main et me raconter des dizaines d’histoires.
Mes parents sont toujours entourés de ces « drôles de belles choses » et ils m’ont transmis cet étrange virus, si bien que tout autour de moi, j’ai toujours des dizaines d’histoires prêtes à surgir d’une pierre, d’une plume, d’un drôle de petit bonhomme…