Jeudi : rencontre avec les classes de l’école élémentaire Passy.


Jeudi 16 février 2012

Coline

Aujourd’hui, Nathalie a présenté l’extrait de « Jean-Sans-Peur » devant deux classes de l’école élémentaire Passy. Elle a eu la journée de mercredi pour intégrer les remarques de la classe de 6ème : notamment d’instaurer un nouveau début au conte. Je l’ai trouvé plus intéressant. Le personnage de Jean est devenu plus humain, plus incarné.
La gestuelle que Nathalie exécute avec les masques des pendus s’est affinée ; elle est devenue plus lisible, plus fluide. Je sentais que Nathalie s’amusait. Certains passages étaient encore hésitants, mais je constate une nette progression.
Je ressens beaucoup de plaisir à participer à l’étoffement d’un projet, de voir les débuts, de suivre les améliorations. C’est une aventure, un chemin de conte ! Chaque pas en avant procure une satisfaction. 

Le bout du chemin, le résultat, est important, mais c’est la progression qui est la plus enrichissante. Et de voir un projet s’affiner est un véritable plaisir.

Laurie, bibliothécaire à la bibliothèque multimédia de Saint-Germain-en-Laye

Je m’assois et attends le début du conte avec autant d’impatience que les enfants de la classe de CM2 de l’école Passy que j’accompagne. Mes yeux d’enfant sont au rendez-vous. Mais je me rends vite compte que je n’en ai pas besoin. Mes yeux d’adulte suffisent. L’imagination et la créativité de Nathalie font le reste.
Je m’extasie devant la mise en scène, j’écoute l’harmonie de cette voix qui nous emmène autre part, dans un autre monde. Je plonge dans l’histoire admirablement remaniée par l’artiste.

Un moment rare nous est offert.

Grâce à Nathalie, je découvre ce qu’est le métier de conteuse et je découvre les joies d’être spectatrice et actrice d’un spectacle hors du commun.

Chacun peut s’exprimer, donner son avis, positif ou négatif, et le dialogue reste très ouvert. Chacun peut sentir qu’il a un rôle dans le processus de création et c’est une chance que l’on saisit avec joie. Je suis ravie de faire partie de cette aventure et j’en remercie Nathalie.

Vivement la deuxième partie ! !

Jean, selon les élèves de CM1-CM2 de l’école Passy.
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Mardi : rencontre avec la 6ème 3 du collège des Hauts-Grillets.

Mardi 14 février 2012
Nathalie
8h40 : bibliothèque annexe George Sand.
Avec Élodie, la bibliothécaire qui suit la classe de 6°3 du collège des Hauts Grillets, nous sommes sur le pied de guerre. Il faut qu’on déménage et qu’on aménage la salle avant que les élèves n’arrivent : enlever les bacs à albums, la table, puis installer les coussins, les poufs et les chaises pour que tout le monde puisse voir.
9h20 : la classe est là, l’appréhension aussi. J’ai déjà rencontré la classe il y a un mois. Les élèves savent pourquoi ils sont là : aujourd’hui, je leur livre le passage d’un conte en plein chantier, un brouillon, une esquisse. Ce n’est pas facile, mais c’est la règle du jeu que j’ai moi-même fixé.
Pour que le conte de « Jean-Sans-Peur » puisse enfin aboutir (j’y travaille depuis deux ans), j’ai senti que j’avais besoin du regard et des retours d’un public actif et bienveillant. Grâce au soutien de la bibliothèque multimédia de Saint-Germain-en-Laye, je vais pouvoir présenter des extraits du futur spectacle, « Gens-Sans-Peurs », à trois classes de 6ème et trois classes d’élémentaires.
Le 10 mai, ils seront tous réunis afin de voir le spectacle en son entier.
En attendant, aujourd’hui, la 6°3 est la première à qui je présente mon conte en chantier.
Ils écoutent. Ils regardent. Ils s’exclament.
Puis, nous échangeons sur ce que je viens de leur donner à voir et à écouter. La discussion commence, d’autant qu’en classe, ils ont vu quatre versions différentes du conte de « Jean-Sans-Peur », afin de pouvoir s’approprier aussi l’histoire.
Ce qu’ils ont dit ? Ce qu’ils ont ressenti ? … Peut-être l’écriront-ils eux-mêmes ; après tout, l’idée de ce blog est née de ces rencontres.
À suivre !

Élodie
Nathalie lève aujourd’hui le voile sur la scène des pendus. Tension et instant magique, car c’est une première : première fois que le conte se révèle au public dans sa nature encore « imparfaite », première confrontation avec les élèves de 6° 3.
Nathalie nous demande d’avoir un œil critique sur son travail. Sans complexe, un échange se met en place… Nous participons activement au cheminement de la pensée, à la construction du conte. Je prends alors la pleine mesure du travail effectué et qui reste encore à faire. Mais la base est là, fondations solides, et le charme opère…
Un conte est vivant, il a une mémoire et un devenir. En nous impliquant dans l’aventure, Nathalie nous fait ici un beau cadeau.
Aujourd’hui encore, je me sens imprégnée de « Jean-Sans-Peur » et des étapes de fabrication de ce conte qui nous appartient désormais un petit peu.

Croquis de Coline durant la séance.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir.


Coline
Ce mardi, Nathalie présente sa première esquisse de spectacle devant une classe de 6°. Moi qui l’ai vue répéter depuis quelque temps, je sais qu’aujourd’hui, malgré son trac, elle sera capable de les emmener dans son histoire.
Pendant cette séance, je la photographie et fais des croquis. J’aurais du mal à décrire exactement mon ressenti.
Quand je dessine et photographie, je suis à la fois présente et absente. Je perçois les ambiance, j’entends ce qui est dit, je vois d’une manière différente. Je suis attentive à ce qui se passe, saisis des moments, en même temps je suis très concentrée sur mon dessin. Je ne pense plus.
Photographier, dessiner, et en même temps suivre le spectacle est une véritable gymnastique.
Au final, je dirais que cette représentation s’est bien passée. La classe s’est montrée attentive, intéressée, et certains ont fait des remarques très pertinentes qui donnent à réfléchir. C’était un moment intéressant et enrichissant pour tout le monde.