En cette fin d’un mois de mai humide et froid, je me remets en quête du forgeron de Pont-de-Pile et de son apprenti, quittant pour quelques jours Ulysse et ses compagnons.
Grâce à un projet conte mené en collaboration avec la bibliothèque de la ville des Essarts-le-roi, je rencontre, vendredi prochain, deux classes de CM2. Je leur parlerai de mon métier de conteuse-rêveuse et à cette occasion je sortirai « Pieds d’or » de ma forge intérieure. Il sera tout chaud et encore un peu titubant sans doute. Je ne sais pas jusqu’où il ira : entrera-t-il dans le château du roi ? Rencontrera-t-il la jeune princesse ?….
Suite la semaine prochaine !
Nathalie
Notre équipage a une nouvelle fois accosté sur les plages du collège André Chenier à Eaubonne (que nous avions déjà visité l’année dernière pour un stage ombre et conte), cette fois-ci nous avions un nouveau partenaire, le théâtre de l’Orange bleue d’Eaubonne, et bien sûr toujours la Maison du Geste et de l’Image et le conseil général du Val d’Oise.
La classe de 6ème encadrée par leurs professeurs d’art plastique et de français (respectivement Céline Lestoquard et Caroline Cosson), s’est embarqué dans une aventure de théâtre gestuel (avec Olivia Machon), marionnettes et vidéo (avec Emmanuelle Trazic), entre réel et irréel.
| Dans la grotte du cyclope |
Le cap a tenir était ambitieux: story-board, fabrication d’accessoires et de marionnettes, tournage des videos, travail d’interprétation corporel et vocal, travail de manipulation, et interaction du jeux au plateau avec les vidéos projetées… Sans compter les magnifiques textes qu’ils avaient produits avec leur professeur de français avant notre arrivée et qu’Olivia a mis en scène.
| Sur le navire, il faut ramer ! |
Pour aboutir à un magnifique spectacle sur le grand plateau de l’Orange bleue, auquel ont pu assister deux 6ème du collège ainsi que deux classes de CM2 de la ville. Un grand merci à toute l’équipe du théâtre (et particulièrement l’équipe technique) pour leur accueil, et a celle du collège qui s’est mobilisée autour du projet.
| A l’approche des sirènes |
Sacré aventure! Une fois de plus, j’en ressors stupéfaite de ce que les élèves sont capables de produire et de l’énergie qu’ils engagent pour atteindre l’objectif qu’on croit toujours avoir fixé « un peu haut ».
J’avoue aussi que j’en ressors chaque fois impressionnée par les enseignants, leur mobilisation autour des projets et surtout leur foi qui semble inébranlable.
Bravo à tous et bon vent!
Emmanuelle
Tout est bien qui fini bien !
Voilà, Ulysse est rentré chez lui, à Ithaque. Il a retrouvé son fils, Télémaque et sa femme, Pénélope.
Quand à nous, nous avons retrouvé la terre ferme, le sol ne tangue plus sous nos pieds et la prochaine traversée sera à Cormeilles-en-Parisis, le samedi 20 juin, mais ça, c’est une autre histoire, celle d’Ulysse sur la Baleine finie ici.
Merci Stéphane !
| Stéphane c’est celui dont on voit les pieds !!! |
Les deux dernières traversées !
Mardi 28 : quatorzième traversée
Lundi 27 avril : treizième traversée
| Le ventre de la baleine avant l’embarquement |
Etait-ce l’effet du treizième voyage ou bien un coup de Poséidon, nous ne le saurons sans doute jamais mais cette treizième traversée fut plein de surprises ! Heureusement pour nous aider à affronter les coups du sort, plus de 80 mousses avaient répondu à l’appel !
Une fois tout le monde installé dans le ventre de la baleine, nous avons pu prendre la mer.
Au début tout c’est bien passé : nous sommes allés rendre visite à la belle Circé, puis sommes passés non loin de l’îlot des Sirènes pour nous arrêter chez les Lotophages.
| Le parcours du jour avec 2 bateaux-vent |
Jusque là, aucune perte à déplorer, c’est après que ça c’est corsé et que tout est parti en eau de Poséidon… Les Lestrygons se sont jetés sur nos éclaireurs puis une tempête nous a jeté loin des rivages d’Ithaque après notre passage chez Eole, nous jettant tout droit dans la passe entre Charybde et Scylla.
Comment pouvait-on espérer s’en sortir ?… Les pertes ont été lourdes, très lourdes…
Heureusement que le printemps est là et que la nature nous le rappelle :
| L’événement du jour : la cane a eu ses petits canetons !!! |
Vendredi 24 avril : douzième traversée
Jeudi 23 avril : onzième traversée
| Le parcours du jour, sur toile |
Parfois une petite brise pour gonfler les voiles mais le plus souvent : pétole !
Heureusement que nos six vents sont là pour faire avancer le navire d’île en île sinon nous resterions à quai.
Cette fois-ci encore Eole n’a pas fait parti du voyage, ses fils le bouderaient-ils ? La mythologie est souvent une affaire de famille…
Toujours est-il que nous avons commencé notre voyage en bien bonne compagnie : chez la belle Circé. Nous avons pu reprendre des forces, quelques peu épuisées par 10 années de guerre. Avant de reprendre le chemin, la magicienne nous a donné de la cire pour boucher nos oreilles et ne pas succomber aux chants des Sirènes. Par contre elle ne nous avait rien dit à propos des Lestrygons, ces géants mangeurs de marins…
Nous avons pleuré nos premières pertes depuis la guerre de Troie et c’est le coeur lourd que nous avons continué, poussé par nos vents, en direction d’Ithaque la rocheuse. Nous sommes entrés dans une passe étroite, encadrées par deux immenses rochers, c’étaient Charybde et Scylla… Nous n’avons pu en réchapper qu’en y laissant plusieurs de nos compagnons avalés par la terrible Scylla. L’île suivante a été plus clémente : les Lotophages sont d’aimables mangeurs de fleurs peut-être un peu oublieux. Si Ulysse ne nous avait pas rappelé le but de notre voyage nous serions devenus aussi des mangeurs de lotos. Mais le destin nous attendait et le Cyclope aussi…
Mercredi 22 avril : dixième traversée
Mardi 21 avril : neuvième traversée
Dès le début de la traversée, il nous a fallu affronter les Lestrygons, ces géants mangeurs de chair humaine et tout de suite après nous sommes tombés sur Charybde et Scylla…
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| Photo : S. Perra Pour fuir les Lestrygons, il faut ramer ! |
Malgré la disparition de plusieurs compagnons, les vents ont continué à nous pousser, les Sirènes ont bien failli nous faire tomber à l’eau mais nous avons résisté à leur charme étrange.
Chez Circé, par contre, les charmes de la belle magicienne ont opéré et il nous a fallu attendre un an avant de reprendre la direction de notre île : Ithaque.
Après quelques jours de navigation, une île abrupte est apparu. C’est là que nous attendait le Cyclope, fils de Poséidon. Nous en avons réchappé de justesse et avec quelques pertes, heureusement Eole, le dieu des vents nous a accueilli avec douceur, mais quand nous sommes repartis, le plus dur nous attendait…
| Le parcours du jour |
















