Prendre le temps avec…

… la classe de CE2 de l’école Les Iris de Montigny-le-Bretonneux.

Vendredi matin nous nous sommes retrouvés dans la salle d’activité avec deux parents d’élèves prêts à rêver avec nous. Le matin, le corps a besoin d’être réveillé en douceur : s’étirer, baîller, s’ébrouer et ensuite, hop, on s’allonge pour sentir sa respiration gonfler un peu le ventre puis le dégonfler.
Une fois détendus, on peut mettre le corps et l’imagination en mouvement : sentir sous ses pas un sol bouillant ou collant. Etre chahuté par le vent, dans tous les sens et au ralenti.
 
Le corps bien en éveil, nous avons repris le jeu des associations d’images pour ensuite le transformer en création d’histoires courtes en petits groupes de 6/7, sous l’écoute et la direction bienveillante des parents et d’Annie. 
Les trois groupes ont eu le temps de raconter leur histoire aux autres et la séance était finie…
Prochain rendez-vous en décembre, d’ici-là rêvez bien !!
Merci à Annie pour les photos.

Prendre le temps avec…

… la classe de CE2 de l’école des Iris de Montigny-le-Bretonneux.

Pour cette troisième séance, nous avons travaillé sur l’imaginaire et plus précisément sur les images que l’on peut tous former dans notre tête.
Pour raconter une histoire, on peut l’écrire mais on peut aussi la dessiner (comme les chemins de conte) ou bien la rêver. Et pour rêver, il faut un imaginaire qui soit nourri d’images, de sensations, de souvenirs et un  corps détendu et disponible.
En attendant la séance corporelle du vendredi, toute la classe s’est prêtée au jeu des associations d’images : tous en cercle, lorsqu’un mot était dit le suivant devait donner un autre mot en lien avec le précédent, par exemple : soleil, chaud, feu, briquet… Au deuxième tour, je leur ai proposé de fermer les yeux pour mieux voir l’image associée au mot énoncé. C’était une belle expérience.

Quand je suis partie, je leur ai laissé le lièvre et la tortue ; ils étaient en bonne compagnie !

Merci à Annie pour les photos.

Prendre le temps avec…

… la classe de CP de l’école JB Clément de Trappes.

Pour la quatrième séance nous étions à la médiathèque Anatole France, en compagnie d’une ronde de livres sélectionnés par Juliette et de mes instruments de travail !
La ronde des livres
Bol tibétain, Lièvre, Tortue, Feuilles de Juliette…
Nous avons travaillé les émotions et comment elles se traduisent dans le corps : la joie et le corps ouvert, la colère et ses poings fermés, la peur et ses épaules relevées, la tristesse et son corps abattu (Juliette et ses collègues y sont très bien arrivées, mais à quoi pouvaient-elles bien penser à ce moment-là ?!)
Juliette, Aurélie et Elisabeth
Il y a eu bien sûr le temps calme sur les tapis colorés de la médiathèque, avec la souris-relax. Pour prendre le temps de rêver, il faut que le corps soit détendu et que l’esprit ne soit pas agité par mille pensées.
 
 Merci à Elisabeth pour les photos.

Prendre le temps avec…

… la classe de CP de l’école JB Clément de Trappes.
Pour cette troisième séance, Juliette, de la médiathèque Anatole France,  et moi, étions invitées à venir dans la classe de CP. Nous y avons découvert les dessins de leur histoire, créée lors de la séance précédente.
Je leur ai parlé de la manière dont je travaillais mes contes : je ne les écris pas, je les rêve et les dessine.
N’étant pas une grande dessinatrice, c’est plus un chemin que je trace pour visualiser l’histoire et m’en souvenir. 
J’ai tracé au tableau celle du Lièvre et de la tortue, puis le chemin de leur histoire :

Pour finir cette séance, sous le regard de la souris-relax, nous avons retrouvé le rituel de préparation du corps pour le détendre avant d’écouter un conte.

Merci à Juliette pour les photos.

Un temps pour rêver en classe ?

Vendredi, j’ai retrouvé les élèves, les enseignantes et les bibliothécaires de Montigny-le-Bretonneux et de Trappes pour un temps partagé entre calme et activité, lenteur et vitesse, sans oublier le temps de l’écoute.
Le temps du calme et de la tranquillité avec les élèves de l’école des Iris,
puis vient le temps de l’action.
Pour finir, le temps de l’écoute avec les élèves de l’école JB Clément.
Quand je travaille un conte, je passe par plusieurs phases : tout d’abord la découverte de l’histoire avec les images fortes qui vont me rester et m’accompagner tout au long du processus de maturation, qu’est la deuxième phase. Une fois que le conte s’est déposé en moi, la troisième phase commence : celle de l’élaboration, de la reformulation. Ce ne sont plus les mots du livre qui vont venir mais ceux de lhistoire qui a fait son chemin en moi
Je navigue donc entre plusieurs temps : celui du calme, de la lenteur (lecture du conte, accueil des images, rêveries autour de l’histoire) puis, celui de l’action avec la découverte des personnages ; comment bougent-ils ? Comment parlent-ils ?… Pour finir par le temps où je conte l’histoire devant le public.  
Ce sont ces différents temps, dont nous avons tous besoin, que je souhaite faire goûter aux participants de ce projet.

Merci à Annie et Juliette pour les photos. 

L’école JB Clément

L’après-midi, le brouillard avait disparu, laissant la place au soleil qui nous a bien réchauffés pendant la séance à la médiathèque Anatole France de Trappes. Juliette, Nadia, Aurélie, Will et Erwan étaient là pour la première rencontre avec la classe de CP de Marion.

Juliette et Nadia
Préparation avant d’écouter le conte

Bien installés dans la salle d’heure du conte, nous avons fait connaissance. Après la préparation des yeux, des oreilles et la vibration du bol tibétain, la tortue, puis le lièvre se sont réveillés. Cette fois-ci j’ai tout raconté, découvrant en même temps que mes auditeurs certains passages de l’histoire que je n’avais pas encore oralisée.

Le matin comme l’après-midi, j’ai eu un immense plaisir à voir et entendre les réactions des enfants lorsque l’histoire prend vie. Le temps du rêve prend corps lors de ces moments de rencontres et de partages.

Photos de Juliette et Aurélie

L’école des Iris

Ce matin-là il faisait froid et le soleil n’avait pas encore percé le brouillard quand je suis arrivée à l’école des Iris, à Montigny-le-Bretonneux. Annie, l’enseignante de la classe de CE2 et Laurence, la bibliothécaire du bibliobus m’ont accueillie et nous sommes allées dans la classe où nous attendait une srurprise : un tableau rempli de tortues toutes plus belles et colorées les unes que les autres !!!

Le tableau de tortues !!!

Les élèves étaient en récréation et lorsqu’ils sont arrivés dans la classe ils nous ont saluées avec de grands sourires en nous demandant laquelle était Laurence et laquelle Nathalie ? Une fois tout le monde installé, (qui assis sur un coussin ou une chaise, qui allongé sur un tapis, qui debout) nous avons pris le temps de tous nous présenter.
Avant de leur conter ma version du “Lièvre et la tortue”, nous avons pris le temps de préparer le corps à l’écoute de l’histoire. Le bol tibétain a fini d’ouvrir les yeux et les oreilles et hop, le conte était là, mais pas en entier. Non, je n’ai pas tout dévoilé si bien que chacun a pu imaginer la suite de l’histoire. Laurence a même proposé une version où le lièvre s’envolerait dans les airs !
Nous nous sommes quittés en nous disant à vendredi, pour une séance plus corporelle.

Nathalie

Le lièvre et la tortue

 
Demain je rencontre pour la première fois la classe de CE2 de l’école des Iris à, Montigny-le-Bretonneux et la classe de CP de l’école Jean Baptiste Clément, à Trappes.
Demain je vais faire ma première esquisse du “Lièvre et la tortue”. 
Cet été et tout le long du mois de septembre j’ai lu, rêvé, regardé comment le lièvre et la tortue se déplaçaient. J’ai écrit sur mon carnet, dessiné le chemin du conte, marmonné l’histoire, je l’ai essayée pour l’apprivoiser un peu…
Demain, je me lance face à un public !
Demain je passe du rêve à l’oralité…

Journée Odyssée – 5 ans – 27 mai 2016

Collectif C Personne – Collectif du quotidien au culturel – Créer du lien dans la cité

Très belle Journée de rencontres très enrichissante à Comme Vous Emoi à Montreuil en ce vendredi 27 mai 2016.
Le collectif C Personne initié par Nathalie Bondoux (conteuse), Emmanuelle Trazic (marionnettiste) et Olivia Machon (comédienne), augmenté depuis 2 ans de Benoît Prisset (musicien), Jean-Paul Honoré (auteur), François Bientz (créateur lumière) Olivier Lerat (musicien), plus récemment de Benoît Richter, s’est encore étoffé hier avec la rencontre de Karine Grenier (Somato-psycho-praticienne-danseuse), Alaric Chagnard (créateur de masques) et Zissis the Beast (musiciens)… 

L’expo tissée de nos voyages

en terres odysséennes


Après les représentations de Télémaque, fils d’Ulysse et d’Ulysse au gré des vents proposées à deux classes de Montreuil et aux professionnels en matinée et en début d’après-midi, la journée s’est prolongée par un apérOdyssée au cours duquel nous avons commencé par accueillir avec beaucoup d’émotion la douceur et la grâce des Pénélope dansant dans leurs toiles

Les Pénélope dansantes

Les toiles de leur fabrication, y inscrivant leur univers propre furent bercées par la musique et alternativement par le conte assuré de Nathalie. 

Puis nous avons découvert avec curiosité les personnages masqués, singuliers et truculents d’Alaric Chagnard, du marin compagnon d’Ulysse à Achille, le général, sans oublier Ulysse en personne, vous savez, le héros, l’inventif, le rusé, celui dont on vous parle depuis 5 ans et qui arrive enfin. 
Ulysse, c’est lui !
Plus tard nous avons été réveillés, amusés et entraînés par le concert déjanté au beau milieu des enfers du groupe slam-punk Zissis the beast mené de main de cuir par une Cassandre lézardée, alias Yas. Du poulpe à Fuck before you die, nous avons retrouvé les thèmes principaux de l’Odyssée d’un point de vue cru, grotesque et poétique.
Nous avons retrouvé avec gourmandise et délectation l’écriture de Jean-Paul Honoré qui est chère à notre coeur par la lecture et l’interprétation de textes qu’il nous avaient livrés au cours de notre recherche commune autour de l’Odyssée de ceux qu’on ne trouve dans aucun de nos spectacles et qui brillent par leur humour bien placé et leurs petits anachronismes charmants : le CV d’Ulysse, la visite d’Eole, la visite aux Enfers et puis les Lestrygons

Les ombres du Palais d’Eole caressées par lampe agile d’Emmanuelle nous ont transportées au dessus des eaux, les miroirs la salle de danse renforçant le flottement du Pop-up.
 
Grâce à l’aide de mes camarades, j’ai pu réaliser mon premier Entre-Sort, celui de Circé (un vieux rêve de gamine qui date de Peter et Eliott le dragon, c’est vous dire!), et l’éprouver avec des spectateurs qui ont accepté d’explorer l’univers alambiqué de Circé la sorcière, magicienne, amante d’Ulysse, celle qui transforme les hommes en cochons. Les touches perspicaces  d’Emmanuelle (silhouette) et d’Alaric (masque) ont ajouté au frisson. 

Les cochons
De la belle Circé

Quand quelques enfants de la cité d’en face ont commencé à le visiter, ils en ont parlé. Si bien qu’ils ont ramené des copains, des frères, des soeurs… d’autres et d’autres encore.

Fort heureusement, afin de guider ces enfants bien jeunes pour rendre visite à la magicienne, une charmante bénévole de CVE et Emmanuelle constituaient des groupes et situaient Circé dans l’épopée offrant ainsi un bain de mythologie aux voisins curieux qui descendaient pour voir ce qui faisait si peur.… Ce fut bientôt une queue de 15 personnes qui attendait devant l’Entre-Sort, tremblant d’entrer.  On lisait la peur et l’envie,  dans leurs yeux, dans leurs corps en mouvement constant, n’est-ce pas finalement  la source du désir ? 

Ca se bouscule chez Circé
Un personnage de marin au gros pif les attendait à la sortie pour leur demander leur sentiment. Circé a fini par sortir beaucoup plus tard, la foule repartie, elle était masquée et sa chevelure recouverte de cette fourrure rouille qu’on apercevait dans le miroir.
Je n’ai pas encore évoqué l’exposition si jolie, et vaste avec ses fils rouges qui relient action culturelles aux spectacles, les rencontres entre elles, les lieux entre eux. Créer du lien voilà l’effet ce que ça fait cette Odyssée, ça créé du lien !
Tout ça naurait pu se faire sans le concours précieux de Fanny, de Claire, des bénévoles de CVE, de Benoît Prisset, de Jean-Laurent Cayzac, d’Elodie Loureiro, d’Henri-Paul Korchia, dUlysse, de tous les participants de Vous ! Merci et à bientôt.                    Olivia  

Télémaque, fils d’Ulysse

Ca y est, après une semaine de travail, Télémaque a fait sa sortie… de chantier !!!! 
Le jour J (jour de la saint Valentin, un beau jour pour des retrouvailles familiales !), nous nous étions données rendez-vous à l’Espace Comme Vous Emoi, à Montreuil. Ce dimanche matin, le lieu était vide et nous avions tout le temps pour nous installer tranquillement. Enfin, c’est ce qui était prévu, mais comme Poséidon s’était levé de mauvais poil, il nous a fallu affronter quelques coups de vent imprévus : arrivée tardive du capitaine de vaisseau, coup de grogne du capitaine en second, oubli de matériel indispensable à la traversée, remise en  conformité du matériel de navigation… Bref, la première sortie de Télémaque au grand jour, s’annonçait un peu houleuse, d’autant que Zeus avait  décidé, entre temps, d’être de la partie en envoyant des pluies dont nous avions peur qu’elles ne décourage notre public.
Nous avons décidé d’aller en éclaireuses sur quelques scènes afin de nous préparer au voyage de Télémaque et de voir si tout était en place. Oui, nous étions enfin prêtes pour le grand voyage et Télémaque aussi
Puis les premiers passagers sont arrivés. Nous sommes allées à leur rencontre afin de les accueillir. Le temps est venu pour tout le monde d’embarquer et pour Télémaque d’entrer en scène avant son père

Photo d’Agathe Hurtig Cadenel

Merci à Agathe qui a fait de très belles photos lors de la présentation de sortie de chantier, elles sont toutes ici : Agathe HC

Nathalie