Après la huitième traversée : retours de compagnons-spectateurs

«  Ulysse au gré des vents est un très beau spectacle, où, par quelques gestes et quelques images choisis, qui vont droit au coeur de l’épopée homérique, les comédiennes nous embarquent aussitôt dans leur voyage… C’est comme si elles dessinaient les principaux traits au pinceau, laissant au public le soin d’y mettre la couleur. Comme les enfants connaissent bien l’aventure d’Ulysse, ils entrent très spontanément dans cette histoire, d’autant qu’ils sont invités à y jouer eux-mêmes un rôle, celui des vents au gré desquels les compagnons d’Ulysse sont ballottés d’une péripétie à l’autre.
Bref un spectacle enchanteur comme un chant de sirène, hardi comme un matelot, et habile comme Ulysse ! »

                                                                         Amicalement, Aude et Olivier

« Le hasard et les vents vous font faire de bien belles choses, très inspirées. »       Eric

Photo : S. Perra             Dialogue entre marins     

Lundi 20 avril : huitième traversée

Pour ces prochaines traversées, les dessins et mots des moussaillons, petits et grands, du jour seront plus éloquent, en voici quelques uns :
Le cyclope en bien mauvaise posture

Ulysse prêt à affronter Circé

Pour atteindre Ithaque, il faut ramer !
 
Et puis le parcours du jour : Des lestrygons en passant par les Sirènes pour arriver à Charybde et Scylla. Une petite pause chez Eole avant d’aller voir le Cyclope et de finir sur l’île des Lotophages.
Demain sera un autre jour, un autre voyage poussé par d’autres vents !!!

Mercredi 15 avril : septième traversée

Ce jour-là, il y avait pétole : les vents avaient décidé de faire la sieste, pas un brin de vent, rien… On ne pouvait pas partir ! Heureusement 6 moussaillons ont accepté de nous aider et bientôt Apéliote, Borée, Calcias, Euros, Notos et Zéphyr, les 6 vents grecs faisaient partis du voyage afin de pousser le navire vers sa destination : Ithaque.

Les vents se sont mis à souffler !                   Photo : S. Perra  

Le voyage du jour d’île en île
Ainsi nous avons pu voguer de l’île des Lotophages, aux Sirènes sans encombres. Les Lestrygons nous ont donné plus de mal mais Eole, nous a bien accueilli.
Charyde et Scylla nous ont bien malmené avant que Circé ne nous accueille à sa manière.

Ulysse au gré de Télérama…

Quand Françoise Sabatier-Morel de Télérama en parle : TT On a beaucoup aimé

Ulysse au gré des vents Le héros de la guerre de Troie est sur le chemin du retour à Ithaque. En proie aux tentations et malgré les dangers, Ulysse et ses compagnons voguent d’île en île… 
Une conteuse et une comédienne jouent avec les aventures de ce voyage, passage célèbre de l’Odyssée d’Homère, et avec le public qui endosse le rôle du destin. Pour cela, un sac de toile qui contient des pierres, sur chaque pierre un mot qui correspond à un épisode, la main d’un des spectateurs se fait alors hasard en choisissant l’épisode qui sera raconté. Du chant envoûtant des sirènes au terrible Cyclope, on passe de Charybde en Scylla à l’île des Lotophages… 
Narration libre et jeu gestuel servent aux deux interprètes à composer un récit aléatoire, à chaque séance différent. Les enfants se laissent embarquer dans ce périple, partageant les peurs et les espérances d’Ulysse.
Françoise Sabatier-Morel.

Jeudi 9 avril : une échappée en mer alsacienne

Ce jeudi, nous avons dévié le cours de nos voyages dans le ventre de la Baleine pour nous retrouver en « mer alsacienne » où nous attendaient deux traversées bien différentes.

Les lestrygons, ces géants mangeurs de chaires humaines         Photo : S. Perra
Dès le début de notre premier voyage les Lestrygons ont décimé la flotte, envoyant une grande partie de nos compagnons chez Hadès. Plus loin nous avons pu éviter les Sirènes, mais nous n’avons rien pu faire entre Charybde et Scylla, déplorant de nouvelles pertes.
Heureusement les vents ont été plus clément et nous poussé vers l’île tout en bronze d’Eole. Là, nous avons pu nous reposer pendant tout un mois. Puis reprenant notre route en direction d’Ithaque, nous sommes arrivés chez les Lotophages. Ce peuple est pacifique mais les arbres de l’île sont dangereux, nous faisant oublier notre but… Ulysse, notre capitaine veillait et nous avons reprit les rames mais c’était pour mieux nous jeter entre les mains du terrible Cyclope. Après avoir pleuré nos compagnons disparus dans l’antre du fils de Poséidon, c’est Circé qui nous a retenu chez elle.
Quand Scylla et ses têtes de chiens emporte nos compagnons        Photo : S. Perra
A peine remis de notre première traversée, il nous a fallu repartir. Et puisque nous venions de quitter Circé, c’est elle que nous avons retrouvé. Toujours aussi belle et dangereuse. En partant elle nous a remis des bouchons de cire pour ne pas tomber sous le charme des Sirènes qui avaient leur îlot non loin de là.  
Ce voyage s’annonçait plus calme que le précédent mais le destin nous a rattrapé, nous jetant coup sur coup dans le ventre des Lestrygons et du Cyclope. Les Lotophages n’ont été qu’une petite parenthèse car bientôt, Charybde et Scylla sonnaient notre fin à tous.. Sauf Ulysse, qui a pu regagner seul notre île tant désirée, mais ça c’est une autre histoire.

Mercredi 8 avril : Sixième traversée

A force de ramer et d’essuyer les tempêtes envoyées par Poséidon, l’équipage commence a être en piteux état : yeux cernés par les mauvaises nuits, dos bloqué, ampoules aux mains… Et nous ne sommes pas encore arrivés.
Ce jour-là, il nous fallait poursuivre la navigation malgré l’absence de notre capitaine. La patrouille composée d’une vingtaine de compagnons tardait. Les bêtes sauvages l’avait-elle dévorée ? Ou bien la douceur de l’air lui avait-elle fait oublier son but ?
Nous avions décidé de partir sans la patrouille, quand la vigie nous a annoncé son retour ! Le départ avait été retardé mais tout le monde était à bord, sain et sauf ; nous avons pu larguer les amarres.
Hisser la grand voile !                                     Photo : S. Perra
Mais il nous fallait combler le retard, nous avons donc mis les bouchées double et tout le monde a ramé avec coeur, allant d’une île à l’autre.

Des Lestrygons aux sirènes, de Circé au Cyclope, nous avons tenu le cap, perdant quelques compagnons.
Reprenant la mer après une escale sur l’île des Lotophages, nous sommes allés de Charybde en Scylla avant d’échouer chez Eole.

Les mousses du jour

Mercredi 1er avril : cinquième traversée

Dès le début les vents ont été de la partie, nous faisant atterrir sur l’île d’Eole. Quand au bout d’un mois de festin le dieu des vents nous a fait repartir en direction d’Ithaque, nous avons essuyé une terrible tempête. Sans elle on arrivait chez nous… Faut croire que les dieux n’étaient pas avec nous.
Les vents s’amusent                                                        Photo : S. Perra
Quand l’île des Lotophages s’est présentée à nous, on a bien été obligé d’y faire escale pour réparer notre navire. Une île très agréable, un peu trop peut-être, entre sa plage de sable blanc et ses oiseaux de toutes les couleurs, certains en ont oublié Ithaque… Ulysse leur a rappelé un peu brusquement et nous avons pu reprendre notre voyage.
Les Lestrygons et plus tard Charybde et Scylla ont décimé notre flotte. C’est le coeur lourd que nous sommes arrivés sur l’île de la magicienne Circé. Si Ulysse n’avait pas été là (et Hermès bien sûr), c’est en cochon que nous aurions fini notre triste vie. Il nous a bien fallu un an pour nous en remettre, Ulysse lui y serait presque resté, mais Ithaque, la rocheuse nous appelait et nous avons remis le bateau à la mer. 
Au bout de très peu de temps, nous avons vu l’îlot des Sirènes. Heureusement que Circé nous avait remis des bouchons de cire afin que nous ne tombions pas sous le charme de leurs voix. A force de ramer, une île abrupte s’est élevée à l’horizon : l’île des cyclopes. Si Ulysse n’avait pas été si curieux, nous l’aurions évitée mais…

Impressions de quelque moussaillons après le voyage.

Mercredi 25 mars : quatrième traversée

Nous nous étions levés aux aurores ce matin-là, la semaine avait été rude, les dieux n’étaient pas avec nous, on le savait, on le sentait. Il allait falloir redoubler d’attention. 
Lors de la précédente traversée, la foudre était tombée sur notre frêle esquif. Après quelques jours de cabotage le long des côtes, le vent était tombé, « Pétole », comme on dit chez les marins.
On s’attendait à tout, et surtout au pire.
En silence nous sommes descendus à quai, nous nous sommes séparés en 2 équipes pour chercher le matériel adéquat. Nous nous sommes retrouvés à l’heure dite et sans mot dire, nous avons reconstruit, renforcé le navire. L’ouvrage allait bon train, nous ne ménagions pas notre tâche, nous donnant du coeur à l’ouvrage les uns, les autres. A 14h50, quand le capitaine a annoncé qu’on levait l’ancre nous nous sommes rassemblés pour une dernière invocation à Zeus, Hadès et Poseidon,  les dieux majeurs. Tout l’équipage est remonté à bord, nous avons largué les amarres et notre embarcation a repris vaille que vaille la mer turquoise aux multiples dangers.

Notre instinct nous a fait entreprendre une navigation en sens inverse, afin de ne pas alerter les dieux et de déjouer tout piège.
L’île des Lotophages nous a fait face en premier, nous berçant de ses douceurs sucrées, Charybde et Scylla nous a bien secoués, nous faisant glisser sur l’île d’Eole. Soufflés sur l’île du Cyclope, nous avons perdu quelques compagnons. Sur leur atoll, les Lestrygons nous attendaient, leur apparence nous répugnait. Le chant des sirènes nous a tenté, mais prévenus, les bouchons d’oreille nous ont permis de ramer jusqu’à l’île de cette sorcière qu’on appelle Circé.


La traversée avait été mouvementée. On ne prend pas la mer comme on prend le soleil, le corps alangui, les doigts de pied en éventail. Celle-ci nous avait donné du baume au coeur et de l’énergie pour poursuivre notre chemin, jusqu’aux prochaines turbulences. Chaque aventure à terre nous nourri, nous construit un peu plus et chaque mercredi, jusqu’au 30 avril, nous rassemblons nos forces… A demain, moussaillons !
                                                                                                       Olivia

Encore un coup et vire et, encore un coup et vire et 
Encore une coup et vire et vire encore un coup !
C’est pas l’moment, pas l’moment d’être sous
C’est pas l’moment pas l’moment d’avoir les bras mous
C’est pas l’moment pas l’moment d’plier les genoux et vire encore un coup !

Après la traversée

Mercredi 18 mars : troisième traversée

La traversée a commencé tranquillement, comme une promenade du dimanche en famille : dès le début, Eole, le dieu des vents, a soufflé sur les voiles du navire. Les côtes d’Ithaque étaient sous nos yeux mais…
Coup de vent chez Eole                                    Photo : S. Perra
notre curiosité a été plus forte et en ouvrant le sac que le dieu des vents avait confié à Ulysse, nous avons été propulsé loin, très loin de notre île et tout près de l’île de Circé. Au début, ça ne c’est pas très bien passé mais Ulysse a réussi à tout remettre en ordre, du coup nous sommes même restés un an sur l’île de la belle magicienne mais au bout d’un an, nous on avait qu’une seule idée en tête : repartir pour Ithaque, retourner chez nous ! Ulysse a eu un peu de mal mais il a tout de même quitté les bras de la déesse aux belles boucles. 

Heureusement que Circé nous avait parlé des Sirènes, de leurs voix mélodieuses et mortelles : avec les bouchons de cire dans les oreilles, nous avons pu continuer notre route sans perdre la tête.

Sur l’île suivante, nous avons bien failli y rester ; la fleur de l’oubli nous tendait ses pétales mais Ulysse a résisté et nous avons quitté les Lotophages. Si nous avions su… C’est à partir de là que ça c’est gâté. Certes, nous n’étions pas rentré chez nous mais au moins nous n’avions perdu aucun compagnons. Quand nous nous sommes approchés de Charybde et de Scylla, nous n’avons rien pu faire et six des nôtres ont été emportés par la terrible Aboyeuse. Mais ce n’était rien en comparaison des Lestrygons et du Cyclope qui nous attendaient…
                                                                                                          Nathalie

Le parcours du jour