Rencontre du jeudi 15 mars

Anne-Sophie
Depuis le mois de janvier, J’ai accompagné les trois rencontres avec la classe de CM1-CM2 de l’école Passy, trois séances dans lesquelles je n’ai cessé d’admirer les chorégraphies de Nathalie. 
Sobrement vêtue d’un T-shirt noir et d’un pantalon bouffant noir ou rouge sombre, un chignon lâche sur la nuque et quelques cheveux épars sur le front, Nathalie conte et danse.
Gracile et gracieuse, elle évolue sur la scène à petits pas, glisse, virevolte, fait un grand saut, rebondit plus légère qu’un papillon, puis magicienne, fait apparaître des objets dans ses mains…comme par enchantement.

Et enchantés, nous le sommes tous ! Si les remarques, toujours constructives, fusent, chacun est ravi : rires aux larmes, larges sourires, regards ébahis, silence attentif ; les scènes avec les masques ont bien évidemment récolté tous les suffrages !
On attend tous la suite avec impatience !

Jeudi 8 mars : deuxième rencontre avec la 6ème 1

Coline
Le matin, Nathalie a présenté « Jean-Sans-Peur » à une classe de 6ème du collège des Hauts-Grillets.
Cette séance était importante, car Nathalie présentait un nouveau début de conte. Ce n’était pas évident : le commencement de l’histoire avait tendance à être trop long et il a fallu faire un minutieux travail d’élagage.
Nathalie a dû également abandonner une scène du conte qu’elle appréciait, mais qui alourdissait l’histoire. C’est ce qu’on appelle le « killer darling » : on abandonne des choses que l’on aime, mais ceci au profit du projet.
Et en effet, avec cet abandon et ce début plus court, l’histoire gagne en rythme, en fluidité. On accroche plus facilement au conte. La scène des pendus est de mieux en mieux maîtrisée.
Je vois que Nathalie s’engage sur un très bon chemin, que l’histoire évolue dans le bon sens. Le projet se peaufine et s’affine, les gestuelles et les dialogues deviennent plus précis et plus complets. On commence à voir toute l’ampleur du spectacle à venir.
 
Christophe
Les élèves ont donné leurs impressions sur les différentes versions qu’ils ont lu du conte « Jean Sans Peur » en autre celles d’Italo Calvino et des frères Grimm. 
Nathalie donne de sa personne tout au long de la séance, notamment lors de l’épisode des pendus. 
Le conte évolue au gré des séances : ainsi depuis celle qu’elle a présenté autres classes, Nathalie a retravaillé, modifié au vu des remarques des élèves.
Vivre cette expérience de création d’un spectacle de conte est très enrichissant pour nous tous, bibliothécaires ! C’est une chance !

La suite … au prochain épisode… le 5 avril.

Les images du conte

Nathalie

Afin de préparer les séances pour les trois classes de l’école Passy, je me suis fixée de travailler les images du conte : le village de Jean, l’arbre aux pendus et le château en ruine où va se dérouler les trois nuit avec les démons/diables.
Le village de Jean :
Je me suis d’abord questionnée sur le lieu géographique du village de Jean. Il sera situé en Europe ; c’est une évidence car le conte est d’origine européenne.
Plus précisément en France, car c’est encore le pays que je connais le mieux…
La Bretagne ? Non, le conte des « Trois soeurs » s’y déroule déjà.
Le Nord de la France ? Je ne connais pas assez, mais son opposé, le Sud, oui.
Les souvenirs de mes vacances passées chez mes grands-parents maternels sont venus réveiller mes sens : la chaleur (souvent écrasante), le chant des cigales (assourdissant), les vignes et les champs d’oliviers (où nous allions grimper avec ma soeur), le mistral, l’accent chantant des habitants et puis la place des villages avec leur fontaine et les immenses platanes.
Tout était là, bien vivant, mais j’avais tout de même envie de pouvoir m’appuyer sur l’image d’un village existant. Alors j’ai cherché dans un livre (« Le pays Cathare, l’Aude entre mer et montagne » de A-M Royer-Pantin et C Bibollet) et j’ai trouvé :

Le village d’Aragon dans la région des Montagnes Noire-Cabardès, entouré de vignes et d’oliviers.

Le village de Cucugnan dans la région des Corbières.

Le château :

Là aussi j’ai cherché dans mes souvenirs : quel château ou autre lieu en ruine avais-je visité ? 
Le château de Domfront en Normandie, dominant la vallée mais en plein milieu de la ville. Le château de Jean sera, lui, en plein milieu de nulle part. Ce ne sera pas Domfront, d’ailleurs trop en ruine.



           

L‘abbaye de Jumièges, en Normandie, entouré de son immense parc et de ses arbres centenaires. Pourquoi pas.

                                                       



M’est venue en mémoire une maison en ruine dans laquelle j’avais tenté d’entrer en fin de journée, alors que la nuit tombait. J’ai vite fait demi-tour, je sentais mes cheveux se dresser sur ma tête et un grand frisson me parcourir l’échine… Brrrr… J’en frissonne encore. Mais Jean, lui, n’aura pas peur lorsqu’il entrera dans le château et c’est justement un château, pas une maison ; les dimensions ne sont pas les mêmes… Ce n’est pas ça.

Alors, je me suis ensuite plongée dans des livres, et là encore, j’ai trouvé l’image que je souhaitais : le château de Passy, en Bourgogne. C’était exactement le château que j’avais en tête : en ruine mais pas complètement. En plein milieu de nulle part mais pas sur un éperon rocheux comme les châteaux cathares.



J’avais trouvé le village de Jean, ainsi que le château, mais il me manquait l’arbre aux pendus. J’ai cherché dans des livres et aussi sur Internet. Pour l’instant je n’ai pas encore trouvé, à suivre !


Quand au travail de conte, il peut commencer : donner à voir et à sentir ces images et ces souvenirs qui vont vivre et grandir en moi.

Séance du 6 mars à la bibliothèque George Sand

 Odile
 Juste de retour de vacances, les 6ème6 du collège des Hauts-Grillets font la connaissance de Coline qui leur explique ce qu’elle fait et le rôle qu’elle joue dans cette aventure. Armée de son carnet et de son crayon, Coline commence déjà à faire quelques croquis ! Les élèves l’oublient et sont tout à fait prêts à répondre aux questions de Nathalie et à donner leur avis sur les différentes versions du conte de Jean Sans Peur.

Après avoir évoqué les différents contes, Nathalie se concentre… L’histoire démarre et nous voilà tous embarqués dans la magie du conte. Lorsque les masques s’animent et deviennent personnages, les yeux s’écarquillent et quelques rires fusent. C’était bien ! On applaudit ! Mais il nous faut retourner dans la réalité et retrouver notre habit de critique. 

Nous avons tous hâte de découvrir la deuxième partie du spectacle. Mais pour l’instant il faut repartir en classe, reprendre nos tâches de bibliothécaire, ranger le carnet de croquis et le crayon. Seule Nathalie continue à travailler, pour notre plus grand plaisir !
Merci.
                

                                                                        

Croquis de Coline réalisé lors de la séance

Mardi 6 mars : rencontre avec la 6ème 6.

Nathalie

Ce matin, j’ai présenté la première partie de « Jean-Sans-Peur » pour la quatrième fois. J’ai changé pas mal de choses depuis la première rencontre ; il a fallu que je fasse des choix et que j’élague. Cela n’a pas été facile. Un petit retour en arrière s’impose.


Lundi 27 février, j’ai présenté l’état de mon travail à Claire Heggen. Son regard, ses questions, ses remarques ont mis en évidence les failles et les incohérences du travail en cours. Nous avons alors réfléchi aux solutions possibles et tourné les problèmes sous différents angles. Pas de recette miracle : il faut continuer à chercher et à essayer, mais Claire Heggen m’a ouvert les portes des chemins possibles. À moi de travailler pour pouvoir les emprunter ou non.
Jeudi 1er mars, lors de la répétition à la bibliothèque multimédia, j’ai donc retravaillé la scène des pendus. J’ai pataugé, essayé, essayé encore… Fait une pause, regardé les photos prises par Coline et constaté : « Non, c’est pas ça ! »
Alors j’ai tenté autre chose. J’ai cru avoir trouvé. Et puis après le déjeuner, lorsque nous avons repris, le bilan était clair : « C’est pas encore ça… »
À la fin de la journée, je ne savais plus rien. J’étais perdue. J’avais le moral dans les chaussettes.

                                                   

J’ai laissé reposer pendant le week-end, et ce matin, j’ai présenté à la 6ème 6 le résultat de ces cogitations. Il m’a fallu ce temps pour accepter de me séparer de certaines trouvailles auxquelles je tenais mais qui n’étaient pas nécessaires pour la cohérence et la fluidité du conte.

Le travail de création est aussi fait de deuils qu’il faut accepter pour avancer.

Croquis de Coline réalisé lors la rencontre avec les 6°6

Mercredi : réparation des masques.

Nathalie

À force de répéter et de manipuler les pendus, parfois l’élastique lâche et le masque tombe, ou bien je les cogne contre une chaise. Enfin bref, la peinture s’écaille, l’enduit lâche… Il faut alors les mettre en réparation.
Aujourd’hui, j’ai donc retroussé mes manches : ponçage, enduit, ponçage de nouveau, peinture blanche puis peinture de couleur afin que les pendus retrouvent leur éclat.
Réparations avant la nouvelle couche de peinture

Compte-rendu de lecture des élèves.

Nathalie

Afin de plonger les élèves dans « Jean-Sans-Peur », les enseignants leur ont lu en classe quatre versions du conte. Ainsi, ils ont pu se faire une idée des variantes possibles et des choix à faire lorsque l’on travaille sur un conte-type.

Voici quelques uns des commentaires des différentes classes :
À propos de la version d’Italo Calvino : « Jeannot qui n’a pas froid aux yeux« 
Version un peu molle et trop courte. Les choses vont trop vite.
Le héros a mauvais caractère, il manque d’étoffe.
Jeannot n’est pas un prénom pour quelqu’un qui n’a peur de rien.
Point fort : le géant en pièces détachées.
La fin n’a pas été très appréciée : il meurt à cause de son ombre.

À propos d’une des versions bourguignonne : « Guillaume-Sans-Peur »
Élément non apprécié : le fait que Guillaume tue son frère. La mère réagit bizarrement ; elle n’a pas de chagrin et protège Guillaume.
Présence des pendus et des démons appréciée ; cependant, les démons étaient un peu trop gentils.
Dommage que Guillaume ne parvienne pas à connaître la peur et à se marier.
À propos d’une version d’Henri Gougaud : « Jean-Sans-Peur »
Bonne idée pour le gâteau découpé et la peur donnée à Jean, mais cela aurait peut-être été mieux que Jean parvienne à avoir peur avec le diable plutôt qu’avec le roi.
Le diable n’est pas assez méchant, au contraire, il paraît peureux, ce qui est bizarre !
Bonhomme puzzle : très bonne idée.
Jean est rusé, il a pris le diable à son propre piège, mais celui-ci est un peu trop facile à berner.
 
À propos de la version des frères Grimm : « Celui qui s’en alla apprendre le tremblement »
C’est la version la plus développée et la plus amusante. Conte très apprécié.
Ce qui a beaucoup plu : le jeu de quilles avec les têtes de morts et les os ainsi que l’homme/diable qui tombe en morceaux de la cheminée et se reconstitue.
Ils ont aimé le fait que Jean joue (littéralement) avec la mort.
Par contre, fin décevante, un peu bizarre, mais c’est la plus comique de toutes les versions.

Dimanche : lecture

Dimanche 19 février 2012

Nathalie

J’ai commencé la lecture d’un livre de Jacques Lecoq : « Le corps poétique, un enseignement de la création théâtrale », aux éditions Actes Sud Papier.
J’ai noté quelques extraits qui sont en échos avec mon projet de présentation des extraits de « Jean sans peur » aux élèves afin de m’aider à consolider le conte  :
« La critique que l’on émet sur le travail n’est pas une critique du bien ou du mal, c’est une critique du juste, du trop long, du trop court, de l’intéressant, du pas intéressant. […] Ne nous intéresse que ce qui est juste : une dimension artistique, une émotion, un angle, un rapport de couleur […]. Chacun peut ressentir cela et le public sait parfaitement quand c’est juste. » 
P. 31
 » Une grosse erreur est une catastrophe, une petite erreur est essentielle pour permettre de mieux exister. Sans erreur, il n’y pas plus de mouvement. C’est la mort ! » 
P. 32
« Les élèves sont souvent contradictoires. Il faut à la fois les entendre et ne pas trop les écouter. Il faut aussi s’opposer, se battre pour les emmener dans un espace poétique véritable. Cette dimension est parfois difficile à atteindre. A leur manque d’imagination il faut répondre par le fantastique, par la beauté, par la folie de la beauté. » 
P. 34

Jeudi : rencontre avec les classes de l’école élémentaire Passy.


Jeudi 16 février 2012

Coline

Aujourd’hui, Nathalie a présenté l’extrait de « Jean-Sans-Peur » devant deux classes de l’école élémentaire Passy. Elle a eu la journée de mercredi pour intégrer les remarques de la classe de 6ème : notamment d’instaurer un nouveau début au conte. Je l’ai trouvé plus intéressant. Le personnage de Jean est devenu plus humain, plus incarné.
La gestuelle que Nathalie exécute avec les masques des pendus s’est affinée ; elle est devenue plus lisible, plus fluide. Je sentais que Nathalie s’amusait. Certains passages étaient encore hésitants, mais je constate une nette progression.
Je ressens beaucoup de plaisir à participer à l’étoffement d’un projet, de voir les débuts, de suivre les améliorations. C’est une aventure, un chemin de conte ! Chaque pas en avant procure une satisfaction. 

Le bout du chemin, le résultat, est important, mais c’est la progression qui est la plus enrichissante. Et de voir un projet s’affiner est un véritable plaisir.

Laurie, bibliothécaire à la bibliothèque multimédia de Saint-Germain-en-Laye

Je m’assois et attends le début du conte avec autant d’impatience que les enfants de la classe de CM2 de l’école Passy que j’accompagne. Mes yeux d’enfant sont au rendez-vous. Mais je me rends vite compte que je n’en ai pas besoin. Mes yeux d’adulte suffisent. L’imagination et la créativité de Nathalie font le reste.
Je m’extasie devant la mise en scène, j’écoute l’harmonie de cette voix qui nous emmène autre part, dans un autre monde. Je plonge dans l’histoire admirablement remaniée par l’artiste.

Un moment rare nous est offert.

Grâce à Nathalie, je découvre ce qu’est le métier de conteuse et je découvre les joies d’être spectatrice et actrice d’un spectacle hors du commun.

Chacun peut s’exprimer, donner son avis, positif ou négatif, et le dialogue reste très ouvert. Chacun peut sentir qu’il a un rôle dans le processus de création et c’est une chance que l’on saisit avec joie. Je suis ravie de faire partie de cette aventure et j’en remercie Nathalie.

Vivement la deuxième partie ! !

Jean, selon les élèves de CM1-CM2 de l’école Passy.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Mardi : rencontre avec la 6ème 3 du collège des Hauts-Grillets.

Mardi 14 février 2012
Nathalie
8h40 : bibliothèque annexe George Sand.
Avec Élodie, la bibliothécaire qui suit la classe de 6°3 du collège des Hauts Grillets, nous sommes sur le pied de guerre. Il faut qu’on déménage et qu’on aménage la salle avant que les élèves n’arrivent : enlever les bacs à albums, la table, puis installer les coussins, les poufs et les chaises pour que tout le monde puisse voir.
9h20 : la classe est là, l’appréhension aussi. J’ai déjà rencontré la classe il y a un mois. Les élèves savent pourquoi ils sont là : aujourd’hui, je leur livre le passage d’un conte en plein chantier, un brouillon, une esquisse. Ce n’est pas facile, mais c’est la règle du jeu que j’ai moi-même fixé.
Pour que le conte de « Jean-Sans-Peur » puisse enfin aboutir (j’y travaille depuis deux ans), j’ai senti que j’avais besoin du regard et des retours d’un public actif et bienveillant. Grâce au soutien de la bibliothèque multimédia de Saint-Germain-en-Laye, je vais pouvoir présenter des extraits du futur spectacle, « Gens-Sans-Peurs », à trois classes de 6ème et trois classes d’élémentaires.
Le 10 mai, ils seront tous réunis afin de voir le spectacle en son entier.
En attendant, aujourd’hui, la 6°3 est la première à qui je présente mon conte en chantier.
Ils écoutent. Ils regardent. Ils s’exclament.
Puis, nous échangeons sur ce que je viens de leur donner à voir et à écouter. La discussion commence, d’autant qu’en classe, ils ont vu quatre versions différentes du conte de « Jean-Sans-Peur », afin de pouvoir s’approprier aussi l’histoire.
Ce qu’ils ont dit ? Ce qu’ils ont ressenti ? … Peut-être l’écriront-ils eux-mêmes ; après tout, l’idée de ce blog est née de ces rencontres.
À suivre !

Élodie
Nathalie lève aujourd’hui le voile sur la scène des pendus. Tension et instant magique, car c’est une première : première fois que le conte se révèle au public dans sa nature encore « imparfaite », première confrontation avec les élèves de 6° 3.
Nathalie nous demande d’avoir un œil critique sur son travail. Sans complexe, un échange se met en place… Nous participons activement au cheminement de la pensée, à la construction du conte. Je prends alors la pleine mesure du travail effectué et qui reste encore à faire. Mais la base est là, fondations solides, et le charme opère…
Un conte est vivant, il a une mémoire et un devenir. En nous impliquant dans l’aventure, Nathalie nous fait ici un beau cadeau.
Aujourd’hui encore, je me sens imprégnée de « Jean-Sans-Peur » et des étapes de fabrication de ce conte qui nous appartient désormais un petit peu.

Croquis de Coline durant la séance.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir.


Coline
Ce mardi, Nathalie présente sa première esquisse de spectacle devant une classe de 6°. Moi qui l’ai vue répéter depuis quelque temps, je sais qu’aujourd’hui, malgré son trac, elle sera capable de les emmener dans son histoire.
Pendant cette séance, je la photographie et fais des croquis. J’aurais du mal à décrire exactement mon ressenti.
Quand je dessine et photographie, je suis à la fois présente et absente. Je perçois les ambiance, j’entends ce qui est dit, je vois d’une manière différente. Je suis attentive à ce qui se passe, saisis des moments, en même temps je suis très concentrée sur mon dessin. Je ne pense plus.
Photographier, dessiner, et en même temps suivre le spectacle est une véritable gymnastique.
Au final, je dirais que cette représentation s’est bien passée. La classe s’est montrée attentive, intéressée, et certains ont fait des remarques très pertinentes qui donnent à réfléchir. C’était un moment intéressant et enrichissant pour tout le monde.