Le parcours d’Ulysse à Clamart

Les répétitions reprennent dare-dare à Clamart, le plancher est monté.
Scénographie signée Emmanuelle Trazic, la main du Cyclope terrasse tout ce qu’elle trouve en chemin… Ulysse n’a qu’à bien se tenir !
Quelques photos de répétitions prises sur le vif, ombres et jeux d’échelle… Alors le 24 janvier, vous y serez ???? 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les compagnons d’Ulysse à Clamart

Le CRD Henri Dutilleux de la ville de Clamart nous a permis de continuer notre odyssée.
Au programme de la semaine, nous nous sommes penchées sur les personnages d’Euryloque et de Politès, deux des compagnons d’Ulysse auquel nous nous sommes attachées et c’est vrai qu’ils sont attachants ces deux là !

Surtout quand Euryloque  se met
a réfléchir…

Normal, c’est lui le chef.
Celui qui a les galons !

 
Quand à Politès, c’est autre chose.
Il est plus jeune, un brin moins subtil peut-être…
 
Mais ça reste à voir.
En tout cas une chose est sûr, les deux font la pair et dès qu’il s’agit d’aller patrouiller, on peut compter sur eux par Apollon !

Un immense merci à Annie Robert (Cie du Chahut) qui les a fait grandir.

Le parcours d’Ulysse : on creuse

En janvier et février 2015, le Parcours d’Ulysse sera accueilli au conservatoire de Clamart (92) et au centre culturel de Breteuil (60). Nous avons souhaité profiter de l’été et du partage d’espaces de travail et de répétition mis en place par le réseau RAVIV pour creuser un peu plus l’aspect visuel de certaines scènes du spectacle.                       
La semaine au Théâtre le Colombier, à Bagnolet a été intense et riche, Benoît Prisset est venu nous rejoindre sur une matinée pour constater l’évolution du spectacle et les prolongations musicales à imaginer.
Les scènes se sont étoffées au fur et à mesure des jours de travail : Aux enfers, Tirésias a pris corps et voix avant de céder la place à Achille.



Entre ombre et lumière, le cyclope apparaît par bouts, gigantesque et parfois effrayant. Cette scène est devenue un dialogue entre le conte et les ombres.
Les compagnons d’Ulysse, Politès et Euryloque affirment leur présence et leur personnalité tandis que la conteuse navigue sur le plateau entre rêve et réalité, terre et mer.

Et puis je ne résiste pas à un petit bonus : l’oeil du cyclope, vu de face et …


de profil… ça, vous ne le verrez pas pendant le spectacle !

A Montreuil

Vendredi 18 heures, nous avons fait notre première présentation publique du “Parcours d’Ulysse” à l’Espace Comme Vous Emoi à Montreuil.
La salle était pleine et le niveau de tension aussi….
Mais avant ça, nous avons fait quelques essais d’ombres dans cette petite boîte noire.

La première navigation s’est bien déroulée et les retours vont nous permettre d’aller plus loin en terre inconnue.
La suite du voyage aura lieu à Sucy-en-Brie maintenant… Rendez-vous le 1er février à 18 h 30 à la salle Gérard Philipe de centre culturel de la Ferme de Grand Val.

Travail intensif

La première escale a eu lieu à l’Espace Gérard Philipe, à Sucy-en-Brie. Après une forte tempête qui nous a ébranlé le premier jour, notre escadre a pu prendre possession des lieux et rencontrer le maître des sons et lumières, Francis. 
Le voyage prend une direction résolument plus spectaculaire ; le jeu sera théâtral. Un prologue, sorte de bain mythologique, a commencé à naître. Des décisions ont été prise concernant les épisodes du parcours d’Ulysse que nous aborderons et ceux que nous ferons dans une autre version. Emmanuelle a créé les premières marionnettes-peau et nous avons retrouvé avec plaisir nos marins et les autres protagonistes de notre odyssée.
Pour notre deuxième escale, nous avons largué les amarres à l’Espace Comme Vous Emoi, à Montreuil. Là-bas, nous pouvons continuer à bâtir notre noir vaisseau deux semaines durant.
A suivre…

Commentaires après la journée du 4 décembre

L’équipe de la ludothèque est ravie de cette mise en bouche, le parallèle entre jeu de plateau et jeu de scène est excellent, la complicité des jeunes adultes et ados en est une preuve flagrante. 
La richesse des échanges ; les connaissances de chacun, votre plaisir à nous transporter nous promet des lendemains qui chantent, oups des lendemains qui jouent.
Catherine et Christel
– “C’était cool ! ” Paul
– “Ca se voyait qu’elles (Olivia et Nathalie) aimaient ce qu’elles faisaient. Elles étaient très souriantes et spontanées” Yoann
– ” L’impro, c’est dur !” Sonia
– “C’était bien qu’elles nous mettent dans leur jeu de l’oie, c’est nous qui bougions les pions (la vigie) “Paul et Yoann
– “On reconnaissait toujours les personnages dans les improvisations”
– ” La scène du navire était très bien faite (départ de Troie), avec les voiles, les mimiques” Tous
– ” j’ai beaucoup aimé l’exercice des statues ” Léa
– ” L’exercice des poissons était un peu compliqué, difficile de se coordonner mais intéressant à faire. ” Yoann
Les élèves du lycéens Montaleau, propos recueillis par Corinne debeaux

Les bienfaits du temps

Après 5 mois de pause, je me remets dans “Gens sans peurs” puisque je vais le conter aux Essarts-le-roi ce vendredi soir. Je reprends en douceur les manipulations des masques, des marionnettes et du tissu. 
De nouvelles images sont venues pour le conte des “Trois soeurs” : lors d’une balade en novembre sur la côte bretonne, j’ai vu la maison des trois soeurs, face à la mer. Il n’y manquait que les trois rosiers.
Quand à Jean, c’était la dernière nuit dont je n’était pas encore satisfaite. En juillet j’ai eu une intuition, que j’ai pu tester en août et elle prend corps en ce moment…
Dans la création il ne faut pas être pressé, il faut savoir laisser le temps faire son oeuvre, sans rien faire, ou presque : écouter, regarder, rêver, sentir, goûter et se souvenir…

Dernières répétitions…

Coline

Aujourd’hui, j’ai assisté aux dernières répétitions de Nathalie avant les premières représentations officielles de son spectacle “Gens sans peurs”.
“Dernières répétitions” signifie “dernières mises au point”. Nathalie a choisi de ne pas trop répéter afin de ne pas se fatiguer avant le jour J. Elle n’a pas filé le spectacle en entier, mais s’est attardée sur quelques scènes moins maîtrisées que d’autres (selon elle).
Quant à moi, j’ai pris pas mal de photos, profitant des beaux éclairages qui seront présents durant le spectacle. Demain, Nathalie donnera trois représentations devant les classes qui l’ont suivie pendant plusieurs mois. J’y assisterai ; j’ai hâte !
Ce qui est plaisant, c’est de savoir que ces représentations ne seront pas les versions définitives de “Jean-Sans-Peur”. Nathalie continuera de travailler sur le conte pour l’améliorer encore et s’y sentir complètement à l’aise.
Ces trois représentations sont l’aboutissement d’une étape, mais ne marquent pas la fin de l’aventure.


Travail avec Claire Heggen

Nathalie

Hier soir, j’avais rendez-vous avec Claire Heggen pour lui présenter les trois nuits que Jean passe dans le château à jouer avec les démons.

Pour la première nuit, Claire m’a invité à élargir la gestuelle des démons afin de la rendre simple et musicale.
Pour la deuxième nuit, nous avons exploré les différentes possibilités qu’offre le démon bleu, l’impératif principal étant que le masque doit toujours rester face au public. Il peut tourner sur lui-même, se retourner rapidement, avancer en diagonale, sauter, reculer, trépigner, mais le masque doit toujours rester frontal.
Il faut penser à la causalité : le démon bleu cherche Jean (action) ; quelles sont les réactions de Jean ? Celles-ci engendrant d’autres réactions en chaîne…
Pour la troisième nuit, ça se complique. Il faut que la scène monte en puissance.
Mon idée de départ était que les démons soient présents ensemble pour jouer à “1, 2, 3, soleil” avec Jean. Après quelques essais infructueux, Claire m’invite à approcher le jeu sous un autre point de vue : celui de Jean. Du coup, les démons ne sont pas présents dans la scène et c’est Jean qui mène le jeu.
À moi, maintenant, de tester ces nouvelles propositions devant les trois classes de 6ème qu’il me reste à rencontrer.

Jeudi 8 mars : deuxième rencontre avec la 6ème 1

Coline
Le matin, Nathalie a présenté “Jean-Sans-Peur” à une classe de 6ème du collège des Hauts-Grillets.
Cette séance était importante, car Nathalie présentait un nouveau début de conte. Ce n’était pas évident : le commencement de l’histoire avait tendance à être trop long et il a fallu faire un minutieux travail d’élagage.
Nathalie a dû également abandonner une scène du conte qu’elle appréciait, mais qui alourdissait l’histoire. C’est ce qu’on appelle le “killer darling” : on abandonne des choses que l’on aime, mais ceci au profit du projet.
Et en effet, avec cet abandon et ce début plus court, l’histoire gagne en rythme, en fluidité. On accroche plus facilement au conte. La scène des pendus est de mieux en mieux maîtrisée.
Je vois que Nathalie s’engage sur un très bon chemin, que l’histoire évolue dans le bon sens. Le projet se peaufine et s’affine, les gestuelles et les dialogues deviennent plus précis et plus complets. On commence à voir toute l’ampleur du spectacle à venir.
 
Christophe
Les élèves ont donné leurs impressions sur les différentes versions qu’ils ont lu du conte “Jean Sans Peur” en autre celles d’Italo Calvino et des frères Grimm. 
Nathalie donne de sa personne tout au long de la séance, notamment lors de l’épisode des pendus. 
Le conte évolue au gré des séances : ainsi depuis celle qu’elle a présenté autres classes, Nathalie a retravaillé, modifié au vu des remarques des élèves.
Vivre cette expérience de création d’un spectacle de conte est très enrichissant pour nous tous, bibliothécaires ! C’est une chance !

La suite … au prochain épisode… le 5 avril.