Première sortie de Télémaque !

Mercredi 2 décembre, nous avons pris le chemin de Clichy chacune de notre côté : Emmanuelle en voiture avec le décors, les marionnettes et les lumières et moi en métro avec la caméra pour filmer la séance.
Dès l’arrivée tout s’annonce bien : nous avons trouvé une place juste à côté du Centre Social Serge Gainsbourg et le Kamu (Kafé Associatif pour une Mixité Urbaine) nous ouvre ses portes pour déjeuner : accueil, lieu, repas, tout est agréable ! 
Dès 13 heures, Marylou, du Théâtre du Hublot et Dalila de Centre Social nous accueillent. Nous découvrons le lieu, déchargeons la voiture puis installons notre Ithaque de jeu. 
A 15 heures, nos jeunes spectateurs du Centre Social arrivent, avec quelques parents et l’animateur. Une fois que tout le monde est installé, les lumières s’éteignent, nous nous mettons en place et le spectacle commence !
Télémaque se lance pour la première fois dans son aventure sous le regard et les oreilles attentives d’une quinzaine de personnes. 47 minutes de voyage entre Ithaque, la guerre de Troie, Pylos, Sparte en passant par l’île de Circé.  
Les prétendants ne parviendront pas à venir à bout de Télémaque, ni d’Ulysse et encore moins de la belle Pénélope !
Les prétendants complotent
A la fin du spectacle, une discussion nous permet de découvrir un peu plus notre public passionné de mythologie et qui connaissaient, pour certains, des passages de l’Odyssée, mais pas Télémaque !
Pour finir, Emmanuelle leur a montré les coulisses des ombres : jeux de lumières et silhouettes qui s’animent sur la toile pour chacun.
“- Ouah ! C’est trop cool !”
La première sortie de Télémaque c’est bien passée. Nous sommes reparties le coeur joyeux, mais le travail continu !!!!
Et puis pour ceux et celles qui ont raté l’article précédent sur les coulisses du spectacle en préparation, vous pouvez visionner la vidéo d’un moment de travail ici : : T/u, les coulisses

Ulysse revient !

Notre traversée à Carrières-sur-Seine a commencé sous de bons auspices : le soleil brillait, une brise légère soufflait et sur la place où nous avons fait halte pour reprendre nos forces, une surprise nous attendait… Les dieux étaient avec nous, c’était sûr !
L’équipage a été nombreux à embarquer à 15 heures et la vigie a eu ses 6 matelots pour annoncer les terres où les vents allaient nous emmener.

Malgré ces excellentes conditions, la traversée a tout de suite commencé sur des chapeaux de rames :

Nous avons fuit face aux Lestrygons, ces géants mangeurs de chairs de marins pour ensuite tomber de Charybde en Scylla
Heureusement, nous avons pu faire une pause sur l’île douce et accueillante des Lotophages.
Quand nous sommes repartis, un autre géant nous attendait : Polyphème, le cyclope. Nous avons échappé de justesse à son oeil et si Ulysse n’avait pas fait son malin, nous serions arrivés à Ithaque, au lieu de ça Poséidon a déclenché une tempête qui nous a emmené droit sur les Sirènes ! Heureusement qu’on avait de la cire dans les oreilles pour pas les entendre, du coup on a continué à ramer jusqu’à l’île de la magicienne Circé. On est restés là un an mais au bout d’un an, on n’avait qu’une seule idée en tête : rentrer à Ithaque, revoir femmes, enfants, brebis, pays natal, cieux cléments, farniente, ouzo, olives…Seulement les dieux en avaient encore une fois décidé autrement.

Faire Carrières sur Seine n’est pas donné à tout le monde, Ulysse est donc reparti loin, bien loin…

Après Ulysse, Télémaque !

Depuis cet été se prépare le nouveau volet du “Projet Odyssée”, rebaptisé “C Personne”. Après nous être attachées à Ulysse, nous continuons notre périple au long cours en nous penchant sur le destin de Télémaque
Ce nouveau projet, T/u (“T” pour Télémaque et “u” pour Ulysse) sera l’occasion, d’aller plus loin dans l’exploration de l’Odyssée en croisant l’univers plastique et visuel d’Emmanuelle Trazic de la  compagnie CoMca (marionnette bunraku, théâtre d’objet, théâtre d’ombre…) avec ma parole contée et rythmée.

Pour nous accompagner dans cette nouvelle aventure, il y aura bien sûr Olivia Machon de la compagnie Sublime Théâtre, notre oeil extérieur et ô combien complice et aussi Olivier Lerat, conteur-slameur, compositeur de la musique et oreille extérieure nécessaire !
Le travail est en cours grâce au soutien du Théâtre du Hublot, à Colombes qui nous fait confiance et nous propose de présenter des étapes de notre recherche, dans des appartements, tout au long de la saison 2015-16.
En attendant, que Télémaque sorte de l’ombre de son père, un petit croquis d’Emmanuelle pour donner envie d’en voir plus.

         


Notre équipage a une nouvelle fois accosté sur les plages du collège André Chenier à Eaubonne (que nous avions déjà visité l’année dernière pour un stage ombre et conte), cette fois-ci nous avions un nouveau partenaire, le théâtre de l’Orange bleue d’Eaubonne, et bien sûr toujours la Maison du Geste et de l’Image et le conseil général du Val d’Oise.
La classe de 6ème encadrée par leurs professeurs d’art plastique et de français (respectivement Céline Lestoquard et Caroline Cosson), s’est embarqué dans une aventure de théâtre gestuel (avec Olivia Machon), marionnettes et vidéo (avec Emmanuelle Trazic), entre réel et irréel.
Dans la grotte du cyclope
Le cap a tenir était ambitieux: story-board, fabrication d’accessoires et de marionnettes, tournage des videos, travail d’interprétation corporel et vocal, travail de manipulation, et interaction du jeux au plateau avec les vidéos projetées… Sans compter les magnifiques textes qu’ils avaient produits avec leur professeur de français avant notre arrivée et qu’Olivia a mis en scène.
Sur le navire, il faut ramer !
Pour aboutir à un magnifique spectacle sur le grand plateau de l’Orange bleue, auquel ont pu assister deux 6ème du collège ainsi que deux classes de CM2 de la ville. Un grand merci à toute l’équipe du théâtre (et particulièrement l’équipe technique) pour leur accueil, et a celle du collège qui s’est mobilisée autour du projet.
A l’approche des sirènes
Sacré aventure! Une fois de plus, j’en ressors stupéfaite de ce que les élèves sont capables de produire et de l’énergie qu’ils engagent pour atteindre l’objectif qu’on croit toujours avoir fixé “un peu haut”.
J’avoue aussi que j’en ressors chaque fois impressionnée par les enseignants, leur mobilisation autour des projets et surtout leur foi qui semble inébranlable.
Bravo à tous et bon vent!
                                                                      Emmanuelle

Les deux dernières traversées !

Zeus c’est amusé avec ses nuages gris et pluvieux

Extraits du carnet de bord…

Merci à tout ceux et celles qui ont participé à nos voyages sur la Seine

Mardi 28 : quatorzième traversée

Florilèges de mots, de dessins et de Sirènes des deux dernières traversées :

Photo : S. Perra                                Et florilège de Sirènes

Lundi 27 avril : treizième traversée

Le ventre de la baleine avant l’embarquement
Etait-ce l’effet du treizième voyage ou bien un coup de Poséidon, nous ne le saurons sans doute jamais  mais cette treizième traversée fut plein de surprises ! Heureusement pour nous aider à affronter les coups du sort, plus de 80 mousses avaient répondu à l’appel ! 
Une fois tout le monde installé dans le ventre de la baleine, nous avons pu prendre la mer.
Au début tout c’est bien passé : nous sommes allés rendre visite à la belle Circé, puis sommes passés non loin de l’îlot des Sirènes pour nous arrêter chez les Lotophages
Le parcours du jour avec 2 bateaux-vent
Jusque là, aucune perte à déplorer, c’est après que ça c’est corsé et que tout est parti en eau de Poséidon… Les Lestrygons se sont jetés sur nos éclaireurs puis une tempête nous a jeté loin des rivages d’Ithaque après notre passage chez Eole, nous jettant tout droit dans la passe entre Charybde et Scylla.
Comment pouvait-on espérer s’en sortir ?… Les pertes ont été lourdes, très lourdes…
Heureusement que le printemps est là et que la nature nous le rappelle :
L’événement du jour : la cane a eu ses petits canetons !!!

Jeudi 23 avril : onzième traversée

Le parcours du jour, sur toile

Depuis plusieurs jours soleil et ciel bleu.
Parfois une petite brise pour gonfler les voiles mais le plus souvent : pétole !
Heureusement que nos six vents sont là pour faire avancer le navire d’île en île sinon nous resterions à quai.
Cette fois-ci encore Eole n’a pas fait parti du voyage, ses fils le bouderaient-ils ? La mythologie est souvent une affaire de famille…
Toujours est-il que nous avons commencé notre voyage en bien bonne compagnie : chez la belle Circé. Nous avons pu reprendre des forces, quelques peu épuisées par 10 années de guerre. Avant de reprendre le chemin, la magicienne nous a donné de la cire pour boucher nos oreilles et ne pas succomber aux chants des Sirènes. Par contre elle ne nous avait rien dit à propos des Lestrygons, ces géants mangeurs de marins… 
Nous avons pleuré nos premières pertes depuis la guerre de Troie et c’est le coeur lourd que nous avons continué, poussé par nos vents, en direction d’Ithaque la rocheuse. Nous sommes entrés dans une passe étroite, encadrées par deux immenses rochers, c’étaient Charybde et Scylla… Nous n’avons pu en réchapper qu’en y laissant plusieurs de nos compagnons avalés par la terrible Scylla. L’île suivante a été plus clémente : les Lotophages sont d’aimables mangeurs de fleurs peut-être un peu oublieux. Si Ulysse ne nous avait pas rappelé le but de notre voyage nous serions devenus aussi des mangeurs de lotos. Mais le destin nous attendait et le Cyclope aussi…

Mercredi 22 avril : dixième traversée

Extraits du carnet de bord des moussaillons :

   

           
Et puis le parcours du jour avec les îles galets

De Charybde en Scylla, en passant par l’île des Lestrygons puis chez Circé. Un tour sur l’île des Lotophages et des Sirènes, pour finir chez le Cyclope. Ne manquait qu’Eole…